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Métier : technicien minier

Photo : Mines NAP Québec, Mine Géant Dormant

Dans une mine, la construction d’infrastructures tout comme les activités d’extraction du minerai sont savamment planifiées grâce à des travailleurs comme Mario Fortin. Ce technicien minier travaille pour la compagnie Xstrata Zinc, à la mine Persévérance, située à Matagami, dans le Nord-du-Québec.

«Je récolte et transmets diverses données à l’ingénieur minier afin qu’on s’assure que les opérations comme la construction des galeries et les activités de forage demeurent sécuritaires.»

Mario passe la moitié de son temps dans la mine à analyser entre autres les failles et la roche et à vérifier la qualité du travail. «Par exemple, si le plan d’ancrage des boulons qui tiennent le roc en place n’est pas respecté, je veille à ce que les correctifs soient apportés.» De retour à son bureau, Mario trace aussi des plans à l’aide des logiciels de dessin comme ceux de forage et de dynamitage de la mine. De même, il détermine pour le foreur long trou l’emplacement et le diamètre des trous à percer. «Je modélise aussi les galeries en 3D pour vérifier que les excavations respectent les dimensions réglementaires.»

Ma motivation

«Descendre sous terre est toujours un moment privilégié, affirme Mario. J’aime les échanges que j’ai avec les personnes qui travaillent à l’extraction du minerai comme le chef d’équipe des mineurs et les opérateurs d’équipement minier.» Il apprécie également la bonne entente qui règne entre collègues.

Et puis, les imprévus ne manquent pas et rendent son travail diversifié. «Par exemple, le massif rocheux peut être instable», illustre Mario. Le technicien minier est là pour signaler ce genre de situation et pour élaborer les plans qui serviront à sécuriser le secteur. Car Mario a vraiment à coeur la santé et la sécurité de l’ensemble des travailleurs. C’est ce qui le motive à tracer en bonne et due forme des plans de conception solide.

Mon conseil

Pour faire ce métier, mieux vaut aimer aller sous terre et être à l’aise de travailler dans un environnement froid, sombre et humide, prévient Mario. «Ce n’est pas tout le monde qui peut supporter ces conditions au quotidien.» Mario ajoute que le bon technicien minier doit savoir gérer son stress et faire preuve de rigueur dans ses analyses de terrain.

Mon parcours

Mario a obtenu son diplôme d’études collégiales en technologie minérale au Cégep de Rouyn-Noranda en 1992. Il a commencé sa carrière comme technicien minier à la mine Persévérance, puis à la suite d’un arrêt de production en 1995, il a été embauché à la mine Langlois, près de Lebel-sur-Quévillon. Il est revenu à la mine Persévérance en mai 2008. 05/11

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

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