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Métier : électromécanicien

Photo : Agnico-Eagle

À la mine LaRonde d’Agnico-Eagle, située à Preissac, en Abitibi-Témiscamingue, Alain Mainville est responsable de l’entretien et de la réparation des ponts roulants et des palans.

Ces appareils de levage sont répartis sur tout le site de la mine. Ils sont montés sur des rails fixés au plafond de l’usine de concentration où l’on traite le minerai, dans les garages ou encore dans les galeries souterraines. Ils servent à la manutention et au transport du matériel nécessaire aux activités de la mine. Ils sont munis de crochets géants auxquels on suspend directement le matériel ou encore d’un plateau sur lequel on dépose des pièces lourdes. Un opérateur de broyeur, par exemple, utilise un pont roulant pour transporter les boulets en acier nécessaires au broyage du minerai. Au garage, les mécaniciens se servent également d’un pont roulant pour soulever une roue à installer sur une machine.

Les utilisateurs de ces appareils forcent parfois leur mécanisme avec des charges trop lourdes. Alain s’occupe des réparations de câbles, de crochets brisés ou encore de circuits électriques défectueux. L’électromécanicien procède aussi à l’inspection mensuelle de l’ensemble des ponts roulants et des palans.

Ma motivation

«Je manie autant les notions mécaniques que les notions électriques et j’ai d’importantes responsabilités», dit fièrement Alain. C’est en effet à lui de s’assurer que les ponts roulants sont sécuritaires. Au moindre doute, il les cadenasse. Cela implique qu’il stoppe le fonctionnement de l’appareil jugé non sécuritaire tant que les réparations n’ont pas été faites.

Rester consciencieux et minutieux tous les jours malgré les nombreuses tâches constitue un défi en soi. Aucun appareil défectueux ne doit être négligé, il en va de la sécurité du personnel.

Mon conseil

La débrouillardise, l’habileté manuelle et l’autonomie sont des qualités essentielles pour réparer rapidement un bris. Le tact et la diplomatie sont aussi à cultiver. «Il faut savoir s’affirmer, quoi qu’il arrive», dit Alain. Car condamner un pont roulant ne fait pas l’affaire des employés qui en ont besoin. Ne pas céder à la pression de ceux qui refusent de se passer de leur outil de travail pendant quelques heures ou quelques jours exige de bonnes habiletés de communication.

Mon parcours

Alain a obtenu son diplôme d’études professionnelles en électricité de construction en 1997 au Centre Polymétiers de Rouyn-Noranda. Il a travaillé comme monteur d’acier et monteur soudeur dans un atelier, puis comme mécanicien sur différents sites miniers, avant d’être engagé à son poste actuel en 2004. 07/07 (Mise à jour 03/11)

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

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