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Métier : conducteur de locomotive

Nelson Villeneuve travaille pour la compagnie minière IOC (Iron Ore Company) du Canada. Il conduit des trains qui acheminent le concentré et les boulettes de fer provenant de la mine de la compagnie, située à Labrador City, à Terre-Neuve-et-Labrador, vers ses installations portuaires de Sept-Îles.

Nelson conduit le train vide de Sept-Îles jusqu’à Labrador City, puis revient avec les wagons chargés de minerai. Il commence son quart de travail en vérifiant les commandes et l’équipement — les freins, entre autres. Pour faire avancer le train, Nelson actionne les différentes commandes de la locomotive (manettes et pédales). Il est en constante communication avec le contrôleur qui dirige la circulation sur la voie ferrée.

Comme le train est long (2,5 km) et lourd lorsque chargé (25 000 tonnes), la préoccupation du conducteur est de le faire rouler à une vitesse adéquate. «Si la première partie du train descend alors que la deuxième monte et que l’on donne trop de puissance à la locomotive, des wagons vont se séparer», explique Nelson. En pareille situation, le contrôleur lui envoie de l’aide pour effectuer le raccordement.

Ma motivation

Nelson, qui a été opérateur de chariot élévateur, s’est réorienté vers la conduite de train parce que ce travail ressemblait à celui qu’il exerçait déjà, et que les conditions lui plaisaient. «J’apprécie le travail en solitaire et le fait de ne pas avoir d’horaire fixe. Pour certains, ce sont des inconvénients, mais pas pour moi.» Le conducteur peut devoir partir à toute heure, n’importe quel jour de la semaine. Après 3 jours à bord des trains (entrecoupés de 8 heures de repos par jour), il bénéficie de 60 heures de congé.

Par ailleurs, Nelson trouve son travail gratifiant. «La compagnie donne beaucoup de formation. Comme je suis seul à bord, je dois être très vigilant, sinon je peux causer des accidents.»

Mon conseil

Les compagnies minières forment généralement leurs conducteurs, souligne Nelson. «La formation compte environ 1 000 heures. Il faut donc une bonne capacité d’apprentissage. D’ailleurs, on n’a jamais fini de perfectionner sa conduite.» Selon lui, acquérir de l’expérience dans le domaine du transport, par exemple en conduite d’engins de chantier, peut favoriser l’accès au métier. La flexibilité est un autre atout. «Si ça nous dérange d’être appelé en pleine nuit pour travailler, il faut oublier ça!»

Mon Parcours

Nelson a obtenu un diplôme d’études professionnelles en conduite d’engins de chantier au Centre de formation professionnelle A.-W.-Gagné de Sept-Îles en 1999. Il a travaillé comme opérateur de chariot élévateur, avant d’être engagé à son poste actuel, en 2005. Il a appris le métier aux côtés d’un conducteur expérimenté pendant huit mois (l’équivalent de 1 000 heures). 06/07 (Mise à jour 04/11)

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

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