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Ce que proposent les partis aux travailleurs

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Depuis le déclenchement des élections le 5 mars dernier, les partis politiques y vont de promesses pour séduire les électeurs. À une semaine du scrutin, Jobboom fait le tour des principaux engagements qui touchent les travailleurs et les étudiants.

Au Parti québécois

  • Créer 115 000 emplois en 3 ans grâce à la Politique économique Priorité emploi. Le PQ consacrera 2 milliards de dollars d’ici 2017 dans le cadre de ce projet, qui inclut des mesures pour stimuler les exportations québécoises et le développement des infrastructures dans le Nord-du-Québec.
  • Viser un taux de diplomation au secondaire de 80 % chez les jeunes de 20 ans.
  • Adopter la Charte de la laïcité, qui prévoit notamment que les agents de la fonction publique et parapublique ne doivent pas porter de signe religieux ostentatoire au travail.
  • Négocier avec les médecins l’étalement des hausses salariales consenties par le gouvernement de Jean Charest pour l’année financière 2014-2015.
  • Mener des consultations en vue d’une révision du Code du travail. Le PQ met de côté son projet de renforcer les dispositions concernant les briseurs de grève, arguant qu’il ne s’agit pas d’une priorité.
  • Protéger les travailleuses domestiques contre les congédiements abusifs et permettre qu’elles soient couvertes par le régime de santé et de sécurité du travail.
  • Ajouter certaines maladies à la liste de ce qui est couvert par le régime de santé et de sécurité du travail.


Au Parti libéral du Québec

  • Créer 250 000 emplois en 5 ans en relançant les investissements du plan québécois des infrastructures, en mettant en place un crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire et en instaurant un climat économique favorable aux investissements privés.
  • Annuler la hausse du tarif des garderies subventionnées annoncée par le gouvernement de Pauline Marois (de 7 à 8 $ par jour en 2014 et à 9 $ en 2015, puis indexation), pour plutôt l’indexer au coût de la vie.
  • Réduire de 40 % la bureaucratie dans le système d’éducation, c’est-à-dire supprimer 620 postes au ministère et dans les directions régionales en 5 ans. Les postes seront supprimés au fur et à mesure que des travailleurs partiront à la retraite et les économies dégagées seront réinvesties dans l’aide aux jeunes en difficulté.
  • Réduire de 10 % la bureaucratie dans les agences de santé et de services sociaux et au ministère de la Santé.
  • Mettre sur pied 50 supercliniques et former 2 000 superinfirmières pour améliorer l’accès aux soins de santé.
  • En formation professionnelle et technique, incorporer plus de stages en entreprises et assouplir les règles d’admission.
  • Abolir l’accord France-Québec permettant aux étudiants français de payer les mêmes frais de scolarité que les Québécois pour une session universitaire. Permettre à tous les étudiants de la francophonie d’étudier dans les universités du Québec pour le même prix que les Canadiens venant d’une autre province.


À la Coalition avenir Québec

  • Créer 210 000 emplois en 4 ans, en partie grâce au projet Saint-Laurent de la CAQ. Le parti prévoit notamment d’implanter des zones d’innovation à la jonction des autoroutes 15 et 30 (7 600 emplois) et dans le parc industriel de Bécancour (7 600 autres emplois).
  • Annuler la hausse du tarif des garderies subventionnées annoncée par le gouvernement de Pauline Marois, pour plutôt faire passer l’augmentation de 7 $ à 7,10 $ en 2014, puis à 7,20 $ l’année suivante.
  • Annuler le projet de cimenterie de Port-Daniel, en Gaspésie. Le gouvernement de Pauline Marois a annoncé avant le début de la campagne un investissement de 450 millions pour cet établissement qui fournira 400 emplois.
  • Revoir les règles concernant les syndicats. Obliger les organisations syndicales de divulguer leurs états financiers et modifier le Code du travail pour obliger la tenue d’un vote secret pour l’accréditation.
  • Investir 40 millions de dollars pour lutter contre le décrochage scolaire. Le parti prévoit l’ajout de 500 psychologues, orthopédagogues et psychoéducateurs dans les écoles primaires et de 120 conseillers en orientation au secondaire.
  • Supprimer les 18 agences de santé et de services sociaux.


À Québec solidaire

  • Créer 160 000 emplois en 5 ans grâce à un plan de sortie de la dépendance au pétrole. Les secteurs de la construction et des transports en commun fourniraient ces nouveaux emplois.
  • Instaurer une politique de revenu minimum garanti annuel de 12 600 $. Un travailleur ou un sans-emploi gagnant moins que ce montant recevrait la différence en prestations du gouvernement s’il est en situation de pauvreté.
  • Hausser l’impôt des plus riches et diminuer l’impôt des plus pauvres. Ces catégories ne sont toutefois pas définies.
  • Annuler la hausse des tarifs de garderies subventionnées annoncée par le gouvernement de Pauline Marois, afin qu’elles demeurent à 7 $ par jour.
  • Diminuer le nombre d’élèves par classe.
  • Renforcer la loi anti-briseurs de grève et s’assurer qu’elle soit appliquée et interdire les lockouts.
  • Renforcer le réseau des CLSC en embauchant 800 professionnels supplémentaires. Ouvrir certains CLSC 24 heures sur 24.

 

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