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Avez-vous les moyens de partir en affaires?

Vous avez cerné une opportunité d’affaires? Il ne vous reste plus qu’à trouver le financement pour passer à l’action.

À 50 ans et plus, vos actifs financiers et vos qualités de négociateur seront fort utiles quand viendra le temps de trouver les fonds nécessaires pour créer ou acquérir une entreprise.

L’expérience

«Quatre-vingt pour cent du financement des entreprises ne vient pas des institutions financières, mais des entrepreneurs et de leurs connaissances, explique Louis-Jacques Filion, professeur titulaire et directeur de la Chaire d’entrepreneuriat Rogers-J.-A.-Bombardier à HEC Montréal. Les gens qui ont un réseau de contacts et de l’expérience vont donc chercher du financement beaucoup plus facilement.»

À 50 ans et plus, vous avez peut-être de l’argent de côté que vous pourrez utiliser comme mise de fonds, «surtout pour le démarrage d’une entreprise, explique Pascal Larouche, directeur de secteur au Centre d’entrepreneurship de la Banque de développement du Canada, à Laval. Lors de l’achat d’une entreprise existante, on peut se fier sur votre historique financier pour minimiser la mise de fonds.»

Une partie du financement de votre entreprise peut également venir de programmes gouvernementaux d’aide aux entreprises. Différents organismes — corporation de développement économique, SAJE, Info entrepreneurs, etc. — vous aideront à préparer un plan d’affaires et à défendre votre projet face à un comité de partenaires locaux pour obtenir des subventions.

Négocier

Convaincre les bailleurs de fonds de vous prêter de l’argent peut s’avérer plus facile à 50 ans qu’à 20 ans. «Un entrepreneur expérimenté qui a une maison de 200 000 $ inspire plus confiance à un banquier qu’un jeune avec un loyer de 500 $», mentionne Vincent Lecorne, directeur général adjoint au Service d’aide aux jeunes entrepreneurs (SAJE) Montréal Métro.

L’entrepreneur plus âgé est généralement plus prudent, ce qui conforte les bailleurs de fonds. «Les gens de plus de 50 ans sont souvent plus réalistes que les jeunes, explique M. Larouche. Leurs prévisions financières sont alors plus solides et il est plus facile pour nous d’évaluer les risques.»

Négocier avec les institutions financières peut même s’avérer plus simple après 50 ans, si vous connaissez votre banquier depuis longtemps. «La relation humaine compte beaucoup, précise M. Lecorne. Il n’y a pas de règle établie. Tout se négocie.»

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