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  [Carrière]
La montée du mentorat
La bonne parole

par Françoise Genest
Illustration : Rémy Simard

Au travail comme dans la vie, pour éviter de se mettre les pieds dans les plats, rien ne vaut les conseils de plus expérimenté que soi. Des mentors répondent à l’appel.

Dépassé, le mentorat? Pas du tout. Ce concept vieux comme le monde renaît plutôt de ses cendres. Un peu partout, tant en milieu scolaire que dans les entreprises, les échanges entre jeunes loups et vieux routiers sont encouragés. Il existe même des initiatives de mentorat pour sous-ministres!

«Le mentorat qui se crée naturellement entre un plus jeune et un plus âgé a toujours existé, mais il avait disparu des pratiques organisées du monde du travail», explique Marie-Michèle Guay, professeure associée à l’École nationale d’administration publique (ENAP), qui a été une des premières à s’intéresser au mentorat au Québec à la fin des années 1980. En effet, jusqu’au milieu des années 1940, la plupart des métiers s’apprenaient sur le terrain. Les débutants avaient ainsi accès à l’expérience d’un plus ancien. Mais en Occident, la modernité a eu raison de la tradition. La création de nouveaux types d’emplois et de spécialisations ainsi que le boum technologique ont relégué le concept de mentorat aux oubliettes.

«En préparant ma thèse de doctorat sur le mitan de la vie chez les femmes gestionnaires dans le secteur public, j’ai découvert qu’elles avaient souffert de ne pas avoir eu de modèles et se faisaient un devoir de transmettre leur expérience aux plus jeunes. Ce besoin s’étendait aussi à bien d’autres secteurs d’emploi», relate Marie-Michèle Guay.

Un phare
Pour sa part, Céline Juteau-Marroni s’enflamme lorsqu’elle parle de mentorat. Ex-présidente de Mentorat Québec, un organisme voué à la promotion de la culture «mentorale» qu’elle a fondé en 2003, elle a eu deux mentors au cours de sa vie professionnelle, qui pour elle ont fait toute la différence. «Comprendre mon rôle à titre de directrice générale de mon entreprise est sans doute ce que mon premier mentor m’aura apporté de plus précieux. Je lui avais fait part de ma difficulté à accepter les désaccords avec certains de mes collaborateurs. En puisant dans son expérience d’homme d’affaires aguerri, il a su m’amener à mieux gérer mes communications et aussi à asseoir mon autorité. Il m’a également appris à déléguer et à prendre du recul pour mieux développer mon entreprise.»

Selon elle, le mentor peut prodiguer des conseils techniques très précis, fournir de précieux contacts, mais c’est davantage à travers son regard éclairé sur l’ensemble de la vie professionnelle de son protégé qu’il peut le mieux lui venir en aide. «C’est un phare qui éclaire votre horizon professionnel», ajoute Céline Juteau-Marroni.

Mais attention de ne pas confondre mentorat et coaching, un concept très en vogue dans certains milieux professionnels. «Au travail, un coach est rémunéré pour vous enseigner un savoir-faire précis, explique Lise Lavoie-Gauthier, actuelle présidente de Mentorat Québec. Le coaching a une durée fixe, relativement courte, et vise la performance dans un des aspects du travail. Le mentor n’est pas rémunéré, il ne vise pas un résultat précis, mais s’engage à épauler et à soutenir de façon beaucoup plus large : son objectif est le développement et l’épanouissement professionnels; le mentor a une vue d’ensemble de la carrière du mentoré.»




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