accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire

  [Mode de vie]

Silence!
Que faire pour réduire le bruit? Au travail, la CSST suggère plusieurs techniques de réduction du bruit à la source. Par exemple, interrompre le fonctionnement inutile des équipements improductifs, les entretenir régulièrement pour prévenir les bruits provoqués par l'usure, visser plutôt que clouer, installer des isolateurs de vibrations sous les équipements, fixer des silencieux à l'aspiration ou à l'échappement des pompes, compresseurs, ventilateurs, insonoriser les locaux, etc.

À défaut de réduire le vacarme à la source, l'employeur est tenu de mettre des protecteurs auditifs à la disposition des travailleurs. Or, ce règlement de la CSST est inapplicable dans certains secteurs, comme celui de la musique et du divertissement.

Mais nul besoin de travailler dans une scierie pour souffrir du bruit. Pour réduire le vacarme des ordinateurs, photocopieurs, imprimantes et autres bidules sonores qui peuplent les tours de bureaux, vous pouvez suggérer à votre patron de faire remplacer des pièces bruyantes par des composantes plus silencieuses. En général, plus une machine est puissante, plus elle est bruyante, car elle nécessite une forte ventilation. Cette opération n'est pas simple, mais elle peut se révéler rentable pour l'employeur si le bruit joue sur les nerfs des équipes de travail...

Professeur-chercheur en génie mécanique au Groupe d'acoustique de l'Université de Sherbrooke, Jean Nicolas s'intéresse au bruit depuis plus de 25 ans. Sur la route comme à l'intérieur des aspirateurs ou des ordinateurs, «des technologies avancées font aujourd'hui appel à des matériaux poreux ou qui amortissent le bruit, qui sont beaucoup plus sophistiqués», déclare-t-il. Par exemple, de nouveaux revêtements de sol routier réduisent le ramdam causé par le frottement de la roue sur l'asphalte. Toutefois, rien ne sert de remplacer ce bon vieux bitume si les fabricants automobiles ne s'ingénient pas à mettre sur le marché des moteurs moins bruyants! «Le bruit provient de plusieurs sources, dit le chercheur. Si on ne s'occupe que d'une source, le gain est pratiquement nul. Pour faire échec au bruit, le miracle viendrait de la bonne combinaison de différents matériaux.»

Sur certains chantiers de travaux routiers, la technique dite du «contrôle actif» commence à porter fruit. L'automne dernier, Tony Leroux, de l'École d'audiologie et d'orthophonie de l'Université de Montréal, a tenté une expérience inédite au Canada : il a voilé les nuisances du chantier nocturne de la réfection du viaduc de la rue Sherbrooke, à Montréal, avec des haut-parleurs géants diffusant... des enregistrements de vagues!

Avant les travaux, la seule circulation automobile dans le viaduc produisait quelque 75 dB pendant la nuit. Mais le découpage du béton avec des jets d'eau, les ventilateurs industriels, les marteaux-piqueurs, les scies à béton et les alarmes de recul de la machinerie provoquaient des bruits intermittents - davantage agaçants pour l'oreille que le bruit continu - beaucoup plus tumultueux. «On s'est alors demandé comment rehausser le bruit continu à un niveau auquel les riverains sont habitués.»

Après une série de tests, Tony Leroux a opté pour des bruits de vagues à 65 dB. Avec des résultats étonnants : seulement 20 % des riverains ont déclaré avoir des problèmes de sommeil contre 80 % avant le début de l'expérience.

Pour avoir la sainte paix, rien de tel que de protester. Le plus fort possible...




  • La tyrannie du bruit
  • Mesurer le bruit



  •  
    Accueil Jobboom
     

     


    Commentaires: lemagazine@jobboom.com
    Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
    Jobboom est une division de Canoë inc.