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  [Formation | Emploi]

Besoins ciblés
Les spécialistes de la géomatique, et particulièrement ceux qui possèdent plusieurs années d'expérience, ne chôment pas. Les employeurs parlent d'ailleurs d'un manque important d'arpenteurs-géomètres et de techniciens en géomatique. Vice-président géomatique chez Viasat GeoTechnologies, une entreprise montréalaise qui conçoit, intègre et met en place des systèmes informatisés de gestion, Claude Levasseur est de ceux-là.

«Nous avons beaucoup de difficulté à recruter des techniciens, commente-t-il. Ils sont peu nombreux et très sollicités, entre autres par le programme de rénovation cadastrale du gouvernement du Québec. Nous recherchons aussi des analystes en géomatique qui connaissent les plus récentes technologies. Là encore, ce n'est pas facile. Les gens ont souvent une bonne formation de base, mais nous devons leur donner une formation complémentaire.»

Certaines entreprises préfèrent carrément se tourner vers des diplômés issus d'autres secteurs pour pourvoir à des postes relevant directement ou non de la géomatique. C'est le cas de Korem, une entreprise de Québec qui développe et intègre des solutions géomatiques d'affaires pour les différents paliers de gouvernement et pour de grandes entreprises. Son carnet de commandes est bien garni, et pour cause : MapInfo, un acteur mondial dans le domaine de la cartographie, en a fait l'un de ses plus fidèles partenaires. Pour assurer son avenir, Korem oriente de plus en plus ses efforts de recrutement vers des professionnels issus de différents domaines.

«Nous cherchons surtout des spécialistes des secteurs pour lesquels nous développons des applications de géomarketing ou des sites Internet dynamiques, c'est-à-dire des gens qui connaissent bien les outils géomatiques, soutient Sébastien Vachon, président de Korem. Par exemple, pour effectuer du géomarketing, nous pourrions embaucher un spécialiste en études de marché, possédant des connaissances en matière de géocodage des aspects marketing. Un bachelier en géomatique titulaire d'un certificat en marketing serait également le bienvenu chez nous.»

En fait, la géomatique se fondra dans l'ensemble des secteurs dans l'avenir, estime le dirigeant. Un peu comme pour l'informatique, les travailleurs devront maîtriser cet outil en même temps que le champ de spécialité qui leur est propre. Si les diplômés en géomatique ont une longueur d'avance sur plusieurs candidats à l'embauche, ils ont avantage à compléter leur formation par une autre spécialité, constate Sébastien Vachon.

«Par exemple, nous avons beaucoup de problèmes à recruter des représentants spécialisés dans les technologies de l'information, ajoute-t-il. Un technicien en géomatique doté d'une formation en vente serait une ressource précieuse pour une entreprise comme la nôtre.»




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