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[Formation | Emploi]
La relève chez Hydro-Québec Énergie renouvelable
C'est la première fois de son histoire qu'Hydro-Québec met en branle une stratégie de gestion de la relève aussi importante. Et pour cause : 8 000 employés quitteront leurs fonctions d'ici à 10 ans! «Nous devrons remplacer environ 30 % de notre effectif d'ici à 2014», confirme Jean-Luc Chabot, directeur Relève et développement.
Ces efforts, déployés depuis 2000, ont commencé par l'élaboration d'un diagnostic en continu de la situation de la main-d'uvre. Quels employés prendront leur retraite? Quelle est la disponibilité de la main-d'uvre sur le marché? Avec cette vision panoramique, Hydro-Québec a pu définir ses priorités. «Par exemple, on s'est rendu compte qu'on allait avoir une pénurie d'ingénieurs en énergie électrique, étant donné qu'on n'en embauchait à peu près plus depuis une vingtaine d'années, poursuit le gestionnaire. Pour y remédier, on a créé l'Institut en génie de l'énergie électrique (IGEE), où six universités se sont unies pour hausser le nombre de diplômés dans ce domaine. Chaque année, de 40 à 50 diplômés sont engagés chez nous.»
Le programme de relève d'Hydro-Québec se concentre surtout sur les employés dont l'expertise forme le cur de l'organisation. «Nous avons des employés aux connaissances pointues et aussi tacites [non documentées], ajoute Jean-Luc Chabot. Les notions qu'un employé a acquises en 20 ans d'expérience dans un champ particulier [production, transport ou distribution d'électricité], ça ne se retrouve pas sur le marché.» La transmission des connaissances est donc un aspect prépondérant de la stratégie de relève chez Hydro-Québec.
Pour attirer des jeunes, Hydro-Québec a aussi revu son image de marque. «Auprès des sortants universitaires, nous n'avions pas nécessairement une image d'entreprise "de pointe", dit Jean-Luc Chabot. Les étudiants avaient plutôt la perception qu'Hydro-Québec se reposait sur sa vieille technologie, alors que ce n'était pas le cas. On a donc mis de l'avant une stratégie marketing afin de communiquer l'intérêt que présente le fait de travailler chez nous, notre haut degré de technicité à l'interne, etc. On n'a pas que des poteaux et des fils sur le bord de la route!»
Hydro-Québec aborde la relève avec optimisme. «Un projet de relève, pour nous, c'est non seulement la gestion d'un risque, mais aussi la gestion d'une possibilité : celle d'augmenter la qualité de nos ressources par l'entrée de nouveaux employés. Nous voyons cela comme une occasion de recruter des personnes aux compétences mieux adaptées à nos besoins futurs.»
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