









|
|
[Mot
de la rédaction]
Questions de valeur
La rentrée, le temps de tous les possibles.
C'est un cliché. Et pourtant, on laisse bien souvent cette période passer comme un grand coup de vent, comme un tourbillon dans lequel on est entraîné à grand renfort de publicité, de nouveaux achats, de nouvelles émissions de télé, de nouvelles choses à faire et à voir. Le boulot recommence à s'empiler, les projets démarrent, les vacanciers sont de retour. Quoi de neuf, en réalité?
Aura-t-on seulement suivi le courant cette fois encore? Pourtant, c'est un moment propice pour prendre un peu de recul. Au lieu de subir le blues du retour au travail, se demander s'il n'y a pas des insatisfactions plus grandes, plus importantes qui contribuent à notre déprime. Et si oui, peut-être est-ce l'occasion rêvée d'évaluer où on en est, où on voudrait être et pourquoi : un bon bilan de sa situation professionnelle ou personnelle ne doit pas générer la peur, mais plutôt l'élan vers la direction souhaitée. Sacrifie-t-on une ou plusieurs de nos valeurs au quotidien, c'est-à-dire ce qui nous importe fondamentalement, sur l'autel du rendement, de la performance, de l'insatisfaction chronique, du devoir accompli, du temps qui passe trop vite? Du reste, qu'est-ce qui nous importe le plus : s'en souvient-on? Et si tout va bien, pourrait-on aller encore mieux?
Beaucoup de questions, qui peuvent toucher un large éventail de sujets, celui du salaire par exemple. Pourtant, voilà qu'on hésite, comment savoir si on a le salaire qu'on mérite? L'argent ne fait pas le bonheur, l'a-t-on assez entendue celle-là, mais comme ça aide beaucoup, il n'y a pas de raison de travailler à un salaire qui nous semble inapproprié. Toutes proportions gardées et selon le contexte professionnel dans lequel on se trouve, il y a moyen de faire l'évaluation de sa juste valeur, comme le démontre notre dossier.
Mais encore faut-il commencer par poser les questions. Suis-je rémunéré comme je le mérite? Ai-je un travail qui me satisfait? Suis-je reconnu pour ce que je suis, pour ce que je fais? J'ajouterai : vous avez tant à offrir, mais à qui voulez-vous en faire profiter le plus?
Osez. Sans oublier que «oui» ou «non» ne sont que le commencement d'une réponse.
Patricia Richard
Directrice générale, Contenus Jobboom
|
|