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  [Formation | Emploi]
L'emploi dans l'industrie du jeu électronique
Le jeu, c'est du sérieux!

par Martine Roux
photos Patrick Deslandes

Phénomène culturel mondial et média à part entière, le jeu électronique est loin de ne compter que des enfants parmi ses clients : estimée mondialement à 30 milliards de dollars américains, cette industrie croît à une vitesse qui ferait pâlir d'envie son ancêtre Super Mario.

Le Québec bénéficie d'une position privilégiée sur la carte mondiale du jeu électronique. Selon le magazine Wired, Montréal est d'ailleurs l'une des quatre capitales mondiales du jeu électronique. Des joueurs majeurs de l'industrie sont venus s'y établir et chercheront à pourvoir notamment à des postes de programmeurs, de testeurs de jeux, de gestionnaires et de scénaristes d'ici aux prochaines années.

Vous êtes prêt à jouer? L'industrie a besoin de vous!


Le jeu électronique n'est plus une affaire d'ados pourchassant des gorilles depuis leur sous-sol. Plus qu'un passe-temps, il devient actuellement un média à part entière qui transporte des amateurs de tous les âges dans un autre monde, au même titre que la télévision ou le cinéma. Il a accouché de stars virtuelles telles que Lara Croft ou Sonic. Même de grandes vedettes du sport, comme le golfeur Tiger Woods ou les stars du football américain, ont désormais un jeu à leur effigie!

De toutes les formes de divertissement, seul Internet connaît une croissance plus importante que le secteur du jeu électronique, analysait récemment le magazine économique américain Fortune.

Ce n'est pas surprenant : au cours des dernières années, cette industrie s'est développée de façon exponentielle et continue de croître. Selon des données récentes d'Alliance numériQC - un réseau regroupant les gens d'affaires du domaine du multimédia québécois -, elle représente un marché mondial de 30 milliards de dollars américains. Avec un taux de croissance estimé à plus de 9 % entre 2000 et 2005, cette industrie coiffe même le cinéma quant à son importance dans le portefeuille des consommateurs! Et c'est loin d'être fini : l'introduction de nouvelles consoles de jeu en 2005 et 2006 - comme Xbox 2 et PlayStation 3, impatiemment attendues par les amateurs - propulsera vraisemblablement le jeu électronique vers des sommets jamais atteints.

«Nous nous attendons à une forte croissance pour cette industrie au cours des prochaines années», explique Jean-François Dumais, directeur, projets ressources humaines chez Techno-Compétences, le comité sectoriel de main-d'oeuvre en technologies de l'information et des communications. «Les nouvelles générations de consoles vont susciter un boum dans l'achat de jeux. Par ailleurs, la croissance des jeux en ligne et de ceux sur cellulaires place aussi l'industrie dans une position assez unique dans l'économie mondiale.»

Les joueurs aussi ont évolué. Les quadragénaires qui ont commencé à jouer avec Atari ou Commodore utilisent aujourd'hui Xbox et PlayStation, et tout porte à croire qu'ils occuperont aussi leurs vieux jours de la même façon. Selon le magazine Entertainment Weekly, environ 60 % des Américains jouent aux jeux vidéo. Âge moyen : 28 ans... «Il y a de plus en plus de joueurs de tout âge, ajoute Jean-François Dumais. Il faut aussi dire que les jeux sont toujours plus diversifiés, ce qui intéresse un nombre grandissant de personnes.»

Plus que du bonbon
L'industrie du jeu électronique se compose principalement des fabricants d'équipements (Sony, Microsoft et consorts) et des développeurs, les entreprises qui conçoivent les jeux. Mondialement, ces derniers produisent les deux tiers des revenus de cette industrie.

Au Québec, on trouve une trentaine d'entreprises développant des jeux électroniques. Quelques-unes sont aussi éditeurs, comme les multinationales Ubisoft et Electronic Arts, cette dernière venant d'ouvrir un studio à Montréal. À la fin de l'année 2004, ces entreprises emploieront près de 2 000 personnes dans la province. À Montréal, on produit surtout des jeux d'aventure et de stratégie, dont le contenu artistique est plus important que celui des jeux de sport, par exemple.

Quelques entreprises (Frima Studio, Humagade) ont pignon sur rue à Québec. Mais les principaux joueurs de l'industrie (Ubisoft, A2M, Microïds, Jamdat, Electronic Arts, Kaydara) sont établis à Montréal. À tel point qu'en décembre 2003, le magazine américain Wired plaçait la métropole québécoise au rang des quatre hot spots mondiaux du jeu électronique aux côtés de Marseille, Melbourne et Séoul. Ses atouts, selon le magazine : les congés de taxes, la faiblesse du dollar, le faible coût de la vie mais les avantages d'une grande ville, le bilinguisme et les universités.

«Montréal est une ville émergente dans l'industrie du jeu électronique, analyse Jean-François Dumais. Comme on y trouve beaucoup d'artistes et que l'industrie du cinéma y est importante, cela attire les entreprises de jeux électroniques. Il y a aussi de bonnes écoles techniques, qui forment un excellent bassin de programmeurs ou d'intégrateurs, par exemple.»

Les tripeux d'abord
La moitié d'un studio de développement est constituée de personnel artistique (directeur artistique, concepteur de jeux, scénariste) tandis que l'autre moitié travaille sur le plan technique (programmeur, testeur, intégrateur). Au Québec, l'industrie recherche activement de la main-d'oeuvre des deux côtés de la production. «Environ 60 % des emplois créés dans l'industrie relèvent du domaine artistique tandis que 40 % concernent l'informatique ou la gestion», précise Jean-François Dumais.

Le profil du candidat idéal? «La créativité et la passion, la connaissance des jeux d'aventure et le respect des échéanciers de production!» affirme Samuel Gatté, directeur général chez MC2-Microïds, une entreprise montréalaise spécialisée dans le jeu d'aventure qui conçoit, développe, édite et distribue des jeux vidéo - L'Amerzone et Sybéria, par exemple - pour plusieurs plates-formes.

Chez Artificial Mind & Movement (A2M), un développeur et éditeur de jeux tirés de films ou de dessins animés (Monstres inc., Le Grinch, Scooby-Doo) ou de créations maison (Jersey Devil, Scaler) pour différents supports, les jeunes créateurs aspirant à se faire embaucher se font remarquer en envoyant un démo (démonstrateur) montrant leurs capacités artistiques ou techniques. «On veut voir ce qu'ils sont capables de faire en texture, en modélisation, en animation ou en effets spéciaux, dit Basil Lanaris, chef de la production artistique. Idéalement, ils sont passés par une école professionnelle comme Icari ou le Centre NAD, mais à la rigueur, ils peuvent avoir appris les outils et les langages à la maison.»

En fait, les profils des travailleurs recherchés par les entreprises du secteur sont variés. Comme l'industrie est relativement jeune, elle ne cherche pas tant l'expérience que la passion : qu'ils soient diplômés en architecture, en philosophie, en administration ou en multimédia, les mordus de jeux électroniques sont les premiers candidats ciblés. C'est notamment le cas chez Electronic Arts (EA), qui a ajouté Montréal au début de l'année à la liste des villes où se trouvent les studios qu'elle dirige, soit Los Angeles, Orlando, Londres et Vancouver. Le studio montréalais compte actuellement quelque 80 employés, mais l'entreprise prévoit que 500 personnes s'y activeront dans cinq ans.

«On cherche le talent mais pas nécessairement l'expérience, dit Martine Poisson, responsable du recrutement. Les candidats doivent au départ s'intéresser au jeu vidéo. Évidemment, nous cherchons tous les niveaux de compétence : junior, intermédiaire, senior. Mais nous pallierons le manque d'expérience par de la formation à l'interne : ainsi, les trois quarts de nos futurs employés seront de nouveaux diplômés des écoles techniques tandis que l'autre quart sera constitué de gens expérimentés.»

EA développera trois titres de jeux à Montréal, dont une nouvelle version des Sims. «Comme ce sont des jeux d'aventure ou de stratégie, nous cherchons du personnel artistique. Mais nous avons aussi besoin de programmeurs qui maîtrisent bien le langage C++, la base de programmation de tous nos jeux, ainsi que de producteurs et de chargés de projet.»

Même son de cloche chez MC2-Microïds. «On recrute beaucoup en ce moment, car nous lançons la production d'un film d'animation parallèlement à la création d'un jeu d'aventure, explique Samuel Gatté. On veut donc recruter 60 nouveaux employés à Montréal, dont une quarantaine d'artistes, autant des gens d'expérience que de jeunes diplômés que nous formerons à l'interne.»

Candidats activement recherchés
Malgré tout, les entreprises du secteur affirment avoir du mal à dénicher ces perles rares qui ont le jeu dans le sang, principalement pour les postes de concepteurs et de programmeurs. Ainsi, A2M cherche sans cesse des ingénieurs en informatique et en électricité connaissant bien la programmation CORE, explique Basil Lanaris. Mais ne songez même pas à envoyer votre CV si vous ne tripez pas sur les jeux vidéo, seul point commun de la faune bigarrée que forment les 130 employés de la boîte.

«Nous avons embauché un professeur d'histoire devenu game designer (concepteur de jeux), poursuit Basil Lanaris. Moi-même suis issu du secteur de l'illustration et mon job précédent n'avait rien à voir avec le jeu. L'important est de vouloir apprendre et d'aimer le jeu. Mais ce n'est pas si facile à trouver.»

Dans les studios montréalais d'Ubisoft, les 900 employés ont aussi des profils diversifiés : on y trouve des diplômés en arts, en informatique, en génie (informatique et du logiciel), en physique, en histoire, en mathématiques, en cinéma... «Pour nous, l'idéal est un diplômé d'un secteur d'études lié de près ou de loin à nos activités, mais qui a complété son baccalauréat ou sa maîtrise par une formation spécialisée en animation ou en multimédia, par exemple», affirme la responsable du recrutement, Suzanne Boutin.

Pas plus facile de recruter à Québec, où le développeur de jeux électroniques pour cellulaires Humagade (Splashdown, Baja Racing) affiche en lettres clignotantes dans son site Internet qu'il embauche! «Nous cherchons des programmeurs et artistes avec deux ou trois années d'expérience dans le secteur du jeu», précise Hugo Morin, président de cette entreprise d'une vingtaine d'employés. «Ce n'est pas simple, car nous avons besoin de gens chevronnés, comme des gestionnaires de projets qui peuvent travailler en cinq langages (de programmation) différents, mais encore faut-il les convaincre de se joindre à nous.»

L'avenir sur cellulaire... ou en ligne
Un jeu électronique nécessite des investissements importants et a une espérance de vie relativement courte. Mais comme il est généralement commercialisé à l'échelle planétaire, il peut rapporter beaucoup à ses développeurs. En fait, on considère qu'un jeu est un succès mondial lorsqu'il dépasse la marque du million d'exemplaires vendus.

Mais au-delà de l'ordinateur personnel ou de consoles telles que GameCube, Xbox et PlayStation, le jeu électronique est présentement en train de conquérir de nouveaux marchés : Internet et les téléphones cellulaires.

«Le jeu pour téléphones cellulaires est actuellement le secteur du jeu vidéo qui connaît la plus forte croissance, dit Hugo Morin. Le taux de pénétration des téléphones cellulaires est énorme : tout le monde ou presque en a un et plusieurs changent fréquemment de modèle, ce qui crée autant de possibilités pour acheter de nouveaux jeux.»

L'achat d'un jeu pour cellulaire est «très facile, souvent impulsif», poursuit-il. On le télécharge simplement par Internet et on le paie par carte de crédit.

Par ailleurs, le développement fulgurant d'Internet haute vitesse laisse déjà présager que les jeux vidéo en réseau prendront de l'essor au cours des prochaines années. À Montréal, l'entreprise MC2-Microïds, par exemple, développe actuellement des jeux électroniques d'aventure en ligne, un autre secteur prometteur de l'industrie.

«Nous ne voulons pas nous limiter à faire des produits seulement pour les gamers (joueurs passionnés), explique Samuel Gatté. Notre défi est aussi d'intéresser tous les membres de la famille, en les amenant au jeu par des moyens comme le cinéma (films d'animation sur support DVD, par exemple) ou Internet. Pour nous, c'est l'avenir.»


Un diplôme... ou la passion!

Au Québec, il existe peu de formations menant directement à un job dans l'industrie du jeu électronique. Cependant, les employeurs apprécient les profils de différents horizons, comme les arts, l'informatique, les communications. Les candidats peuvent y greffer une formation spécialisée en dessin animé, en techniques d'animation 2D ou 3D, en intégration multimédia, en graphisme ou en infographie, par exemple. Mais en plus du diplôme, les entreprises québécoises exigent un intérêt marqué pour le jeu.

«On croit à tort que les employés ne font pas long feu s'ils n'ont pas de formation, dit Martine Poisson, chef du recrutement chez Electronic Arts, à Montréal. Notre meilleur créateur est autodidacte! En fait, plusieurs formations peuvent être appropriées : ce qu'on regarde surtout lors de l'embauche, c'est la personnalité, la créativité, la passion pour le jeu électronique.»

Pour la première fois au Québec, une formation universitaire offerte dès l'automne façonnera sur mesure des diplômés pour l'industrie des médias électroniques, dont celle du jeu interactif. Les bacheliers en imagerie et médias numériques de l'Université de Sherbrooke maîtriseront notamment les supports numériques liés à l'infographie, au traitement d'images et de vidéos ou à la réalité virtuelle, par exemple.

Principales formations

Professionnelles Testeur de jeux vidéo

Collégiales
DEC :
Dessin animé
Techniques d'animation 3D et de synthèse d'images
Techniques d'intégration multimédia

AEC :
Animation 2D - 3D
Animation 2D et 3D en nouveau média
Animation et interactivité 2D/3D en ligne
Infographie en animation 2D et 3D
Infographie et animation 2D et 3D
Jeux vidéo
Techniques d'imagerie numérique

Universitaires
Baccalauréat en imagerie et médias numériques
Baccalauréat en informatique, en génie logiciel, en communication, en arts visuels, en arts médiatiques, etc.

Quelques écoles spécialisées
Centre NAD, www.centrenad.com
ICARI (Institut de création artistique et de recherche en infographie), www.icari.qc.ca
INIS (Institut national de l'image et du son), www.inis.qc.ca
Musi-Technic, www.musitechnic.com
Institut Athena, www.institutathena.com
Collège Bart, www.bart.qc.ca

Pour plus de détails sur les formations professionnelles et collégiales, et pour savoir où elles sont offertes, consultez le site Inforoute FPT (www.inforoutefpt.org).


Qui fait quoi
Côté artistique

Directeur artistique
Son rôle : c'est le responsable de l'ensemble des aspects artistiques lors de la conception d'un jeu.
Ses principales tâches : l'établissement des normes artistiques, la direction de l'aspect artistique du projet, la participation à la conception du jeu sur le plan de la création des univers, par exemple, l'évolution graphique des personnages et du décor.
Ses diplômes : formation collégiale ou universitaire en arts ou en communication.

Concepteur de jeux
Aussi appelé : game designer, designer, concepteur.
Son rôle : il élabore les concepts de base d'un jeu, en décrit les composantes et les consigne dans un document de production.
Ses principales tâches : la création des concepts de jeux, l'élaboration du jeu dans ses dimensions techniques et artistiques, la description des lieux du jeu, des personnages, des commandes, etc.
Ses diplômes : formation universitaire variée (littérature, anthropologie, cinéma, informatique...) ou formation collégiale en graphisme, en infographie ou en animation 3D.

Concepteur de niveau
Aussi appelé : level designer.
Son rôle : comme le concepteur de jeux, il élabore les concepts de base d'un jeu, en décrit les composantes et les consigne dans un document de production.
Ses principales tâches : la création des concepts de jeux, la réalisation des esquisses, la rédaction des documents de production.
Ses diplômes : formation universitaire variée (littérature, anthropologie, cinéma, informatique...) ou formation collégiale en graphisme, en infographie ou en animation 3D.

Scénariste
Aussi appelé : scripteur.
Son rôle : il traduit le concept d'un jeu en un scénario interactif contenant les informations sur le découpage des contenus, leur organisation et la façon d'y accéder par la navigation et l'interactivité.
Ses principales tâches : le développement du concept de base et de l'interactivité (en collaboration avec le concepteur), la rédaction des textes et dialogues, la production du scénario interactif et des maquettes.
Ses diplômes : formation universitaire en langues, en littérature, en arts ou en communication.

Illustrateur Aussi appelé : artiste, artiste 2D - 3D (pour deux dimensions, trois dimensions), dessinateur, dessinateur en dessin animé, illustrateur-animateur.
Son rôle : il produit des dessins à la main ou de façon numérique. Il sélectionne les outils selon le type d'animation et le média.
Ses principales tâches : la production de maquettes sur papier, la production d'esquisses de personnages, d'objets, de panoramas, d'ébauches d'animation, le traitement des dessins.
Ses diplômes : formation universitaire en arts ou formation collégiale en dessin animé, en graphisme, en multimédia, en infographie, ou un diplôme d'un établissement privé en animation 2D ou une AEC en jeu vidéo.

Animateur/Modeleur
Aussi appelé : animateur 3D, artiste 3D, infographiste 3D.
Son rôle : il élabore des images de synthèse animées par la modélisation entre autres, en trois dimensions.
Ses principales tâches : l'analyse des spécifications de la conception, de la modélisation, la manipulation et l'animation des structures 3D, le traitement des images numériques, la création de décors ou d'images de synthèse.
Ses diplômes : un diplôme d'un établissement privé en animation 3D ou une formation collégiale en infographie, en multimédia ou en informatique.

Infographiste
Aussi appelé : graphiste, infographe.
Son rôle : il produit des illustrations, des graphiques et des tableaux en ajoutant des effets en deux ou trois dimensions. Il monte des documents contenant des textes et y intègre les éléments visuels.
Ses principales tâches : l'analyse de la scénarisation interactive, la conception de base des sketches, la conception et la réalisation des illustrations et des éléments graphiques, la réalisation de maquettes de pochettes ou d'emballages pour les produits sur support ou en ligne.
Ses diplômes : formation collégiale en graphisme ou en infographie.

Côté production

Chef de la production
Aussi appelé : directeur de projets, gestionnaire de projets, directeur de production, producteur.
Son rôle : c'est le responsable du projet, du démarchage à la commercialisation. Ses principales tâches : la constitution de l'équipe de production, l'évaluation de la production, la participation au développement de l'entreprise.
Ses diplômes : formation universitaire en administration, en gestion de projets, en informatique, en arts, en communication ou en éducation.

Directeur technique
Aussi appelé : directeur de la programmation, responsable technique.
Son rôle : au sein de l'équipe de développement, il gère l'équipe des programmeurs et des intégrateurs.
Ses principales tâches : l'établissement des normes de travail et des procédures, l'embauche de programmeurs et d'intégrateurs, la formation et la supervision de l'équipe, le choix des plates-formes informatiques, des logiciels, des outils de travail et des applications nécessaires à la réalisation du jeu.
Ses diplômes : formation collégiale ou universitaire en informatique.

Gestionnaire de projets
Aussi appelé : chargé, chef, directeur, superviseur de projets.
Son rôle : il supervise un ou plusieurs projets de jeu.
Ses principales tâches : le développement de projets ou de nouveaux produits, l'évaluation de la faisabilité du projet, la supervision de l'élaboration du concept de jeu, l'organisation et la supervision de l'environnement de travail et des équipes multidisciplinaires, la gestion du budget et des ressources.
Ses diplômes : formation collégiale en graphisme ou en multimédia, formation universitaire en administration ou en gestion de projets, formation universitaire en arts, en communication, en éducation, en informatique, maîtrise en administration des affaires (MBA).

Programmeur
Aussi appelé : programmeur engin, programmeur-intégrateur, réalisateur localisation, concepteur de logiciels, développeur de logiciels, ingénieur en logiciels.
Son rôle : il réalise les étapes de développement d'un jeu, d'un logiciel ou d'une application, c'est-à-dire l'analyse et la conception, l'exécution, la mise à l'essai, l'implantation et l'intégration dans un environnement informatique.
Ses principales tâches : l'analyse du scénario interactif, la définition des modules de programmation et des données à traiter, l'essai, la mise au point et l'application des programmes, des logiciels et des jeux.
Ses diplômes : formation universitaire ou collégiale en informatique.

Intégrateur
Aussi appelé : assembleur/intégrateur, codeur, intégrateur multimédia, intégrateur Web, programmeur Web.
Son rôle : lorsque le traitement des données multimédias est terminé, il assemble les éléments de contenu et programme l'interactivité des applications en ligne et sur support.
Ses principales tâches : l'analyse du scénario interactif, des spécifications fonctionnelles et des modèles de données, le traitement et la structure des éléments graphiques, sonores, vidéo, etc., la réalisation des interfaces de présentation et de navigation.
Ses diplômes : formation collégiale en multimédia ou en informatique.

Réalisateur de son
Aussi appelé : audio designer, concepteur de son.
Son rôle : il est responsable de la production et de la post-production des éléments sonores en studio ou en atelier.
Ses principales tâches : le montage du scénario de la production audio, la coordination et la supervision des techniciens, le choix du matériel et des équipements appropriés, la synchronisation des éléments sonores et vidéo, le choix, l'archivage et la mise à jour des éléments audio.
Ses diplômes : AEC en conception sonore, formation artistique collégiale ou universitaire en arts médiatiques et en arts de la scène.

Testeur
Son rôle : il expérimente le jeu fraîchement créé et suggère des améliorations. Il valide aussi l'ensemble du produit avant sa mise en marché.
Ses principales tâches : l'essai de jeux, la réalisation de protocoles de tests, la détermination des forces et des faiblesses du jeu, le repérage de défauts, la proposition d'améliorations et de changements.
Ses diplômes : formation collégiale en informatique, en animation 3D ou en multimédia.

Responsable du contrôle de la qualité
Aussi appelé : ingénieur en tests, responsable de l'assurance qualité.
Son rôle : il s'assure que le jeu est conforme aux normes fixées et voit à l'élaboration de méthodes et d'outils de vérification de la qualité.
Ses principales tâches : le développement des procédures de tests, la mise en place des procédures internes de qualité, la supervision des testeurs, la documentation des tests effectués, le suivi des anomalies auprès des chargés de projets.
Ses diplômes : formation collégiale ou universitaire en informatique ou en animation 3D.

Responsable du «support» à la clientèle
Aussi appelé : démonstrateur de produits, distributeur.
Son rôle : il vend et distribue les jeux.
Ses principales tâches : la recherche et l'approche de clients potentiels, l'élaboration de stratégies de vente, la promotion et la commercialisation des produits de l'entreprise, la démonstration des jeux. Ses diplômes : variés, mais généralement une formation en vente et en animation 3D ou en informatique.

Source : Jeux électroniques : profils de postes, Techno-Compétences, 2004,
www.technocompetences.qc.ca/pdf/ Profils_postes_jeux_electroniques_2004.pdf


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