accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire

  [Marché du travail]
Ça s'explique
par Frédéric Perron

Le marché du travail recèle d'étranges phénomènes qui semblent inexplicables ou même contraires au bon sens. Jobboom tentera chaque mois de résoudre l'un de ces mystères.

Pourquoi des PDG reçoivent-ils des indemnités de départ faramineuses alors qu'ils sont congédiés pour fraude ou incompétence?

Àson départ de WorldCom en août 2002, Bernie Ebbers, le PDG de la compagnie de télécommunications gravement éprouvée par un scandale financier impliquant ses dirigeants, a mérité une indemnité de départ de 1,5 million de dollars américains par année pour le reste de ses jours. On l'accusait pourtant d'avoir manipulé les résultats financiers et d'avoir mené le géant des communications à la faillite. Plus récemment, la présidente de la Monnaie Royale canadienne, Danielle Wetherup, s'est fait montrer la porte avec un chèque de 400 000 $ en guise de compensation, après que cette société d'État eut enregistré les pires pertes de son histoire.

Pourquoi sont-ils si grassement récompensés après de telles magouilles ou déconfitures? C'est que cette indemnité de départ était prévue à leur contrat. D'ailleurs, les indemnités de départ sans condition comme celles-ci sont pratiquement normales pour des postes de direction dans les grandes entreprises. Comme le poste d'entraîneur-chef au hockey, celui de PDG dans la grande entreprise n'offre aucune sécurité d'emploi. Il s'agit que l'entreprise connaisse des difficultés ou qu'on change le conseil d'administration pour qu'un dirigeant perde son boulot. L'indemnité de départ sert ainsi de compensation pour l'insécurité. «Les dirigeants d'entreprises restent habituellement peu longtemps en poste, explique Jacques Fortin, professeur à HEC Montréal. Avec de telles clauses, on achète leur risque en quelque sorte.»

Comme dans le sport professionnel, il existe une surenchère entre les entreprises pour débaucher ceux qui sont perçus comme les meilleurs dans leur domaine. «Les dirigeants sont habitués à un gros train de vie, dit le professeur. Sans une bonne indemnité de départ sans condition, ils n'accepteront pas un poste de direction. Autrement, ils restent dans des emplois plus stables, par exemple des postes de cadres intermédiaires. Ces gens sont capables d'obtenir des emplois stables à 150 000 $ par année. Ils n'accepteront pas un emploi risqué à 500 000 $, à moins de se négocier un parachute - une bonne indemnité de départ.»

Selon Jacques Fortin, un haut dirigeant qu'on congédie et qu'on blâme pour les difficultés de l'entreprise n'est pas toujours le vrai responsable. Par ailleurs, un cadre supérieur peut se faire virer de son emploi, qu'il soit compétent ou pas. «Prenons l'exemple d'un vice-président aux finances qui se rend compte que la direction et le conseil d'administration trafiquent l'information pour mentir aux actionnaires. S'il les dénonce, il se fait congédier.»



Un phénomène du marché du travail vous apparaît insensé?
Faites-nous parvenir votre question!
par courriel : lemagazine@jobboom.com
par télécopieur : (514) 890-1456


 
Accueil Jobboom
 

 


Commentaires: lemagazine@jobboom.com
Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
Jobboom est une division de Canoë inc.