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Le système d'éducation et la formation continue
Au diapason
par Benoît Friceau
Quel que soit le niveau d'études, le système d'éducation québécois offre un large éventail de programmes en matière de formation continue. Très prisées des travailleurs, qui peuvent ainsi mettre leurs connaissances à jour, ces formations de courte durée sont également fort appréciées des entreprises.
Jean-Noël Vigneault, responsable de la Direction de la formation continue et du soutien au ministère de l'Éducation du Québec, explique que les nouveaux formats de programmes d'études se sont multipliés au cours des dernières années. «Ils permettent de répondre rapidement aux besoins de formation, tout en demeurant branchés sur les besoins du marché du travail.» En effet, grâce à des mécanismes de veille mis en place en partenariat avec Emploi-Québec et un partage de l'information en provenance des services de placement des établissements d'enseignement, le ministère s'assure de répondre adéquatement et rapidement aux besoins des entreprises et des travailleurs.
Une expérience concluante
Depuis 2002, les établissements d'enseignement secondaire proposent sur une base expérimentale des attestations d'études professionnelles (AEP) destinées aux personnes en situation de réorientation ou de perfectionnement dans certains secteurs en forte croissance ou en pénurie de main-d'oeuvre qualifiée, comme la transformation alimentaire. Découlant directement du Plan d'action de la Politique gouvernementale d'éducation des adultes et de formation continue du précédent gouvernement, les AEP restent d'actualité en dépit du changement à Québec, confirme Jean-Noël Vigneault. Ainsi, de nouvelles attestations devraient voir le jour en 2004, avec le concours d'Emploi-Québec. D'une durée variant entre 240 et 720 heures, les cours de l'AEP se composent principalement de modules provenant intégralement de programmes d'études conduisant au diplôme d'études professionnelles (DEP).
Des formations gagnantes
Ouverte aux titulaires d'un diplôme de 5e secondaire, l'attestation d'études collégiales (AEC) est apparue en 1993 avec la refonte de l'enseignement collégial. Délivrée après 150 à 800 heures de formation, elle touche des domaines variés : comptabilité, informatique, foresterie, logistique des transports, biotechnologie, etc.
Les cégeps proposent également d'autres formations plus courtes et très ciblées, comme des attestations de formation collégiale (AFC) d'une durée maximale de 150 heures. Des enseignements à la carte, donnés parfois directement dans les entreprises, complètent le tableau. Selon Michel Besner, directeur de la formation continue au Cégep André-Laurendeau, il est fondamental d'offrir des formations gagnantes qui permettront aux techniciens de s'insérer rapidement dans les entreprises.
Sur mesure
Le milieu universitaire s'est également adapté à l'évolution du marché du travail. Même si la majorité de la clientèle de la formation continue s'inscrit encore à des sessions classiques de 30 crédits (certificats), des programmes plus courts ont aussi vu le jour ces dernières années. Il en va ainsi des «microprogrammes» et des «programmes courts» pouvant totaliser jusqu'à 15 crédits, accessibles aux titulaires d'un diplôme d'études collégiales ou à l'issue de tests d'admission. Ils visent directement les individus oeuvrant dans les organisations.
À l'instar d'autres universités au Québec, l'Université de Montréal propose aussi des formations sur mesure qui répondent plus spécifiquement aux demandes des entreprises. «Nos chargés de cours proviennent du milieu professionnel, fait remarquer Catherine Gascon, relationniste à la faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal. Ils sont au courant de l'évolution de leur domaine et peuvent nous faire savoir s'il est nécessaire de procéder à certaines modifications ou aménagements des cours.» S'il était autrefois monnaie courante pour l'Université de se déplacer dans les entreprises afin d'y proposer des formations, Mme Gascon note que les demandes proviennent aujourd'hui directement des milieux de travail, ce qui démontre bien que la formation continue est désormais au coeur des préoccupations.
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