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Les comités sectoriels et la formation continue
Un mariage de raison
par Kareen Quesada
Observateurs privilégiés des champs d'activité qu'ils représentent, les comités sectoriels de main-d'oeuvre constituent le pont qui unit entreprises, établissements d'enseignement et diverses instances gouvernementales. La formation est au coeur de leur mission.
Au Québec, il existe 26 comités sectoriels de main-d'oeuvre, présents dans différents secteurs d'activité. Leur principal mandat consiste à déterminer quels sont les besoins en matière de gestion des ressources humaines et d'organisation du travail, à proposer des mesures pour stabiliser l'emploi et réduire le chômage, ainsi qu'à développer la formation continue.
«En ce qui a trait à la formation continue, le comité sectoriel est un acteur de tout premier plan et un interlocuteur privilégié», affirme Christian Galarneau, coordonnateur au Comité sectoriel de main-d'oeuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine. En effet, les comités sectoriels constituent un intermédiaire essentiel entre les entreprises, les établissements d'enseignement, le ministère de l'Éducation et Emploi-Québec. Ces organismes définissent les besoins de formation de base et de formation en emploi des travailleurs qui oeuvrent dans leur secteur. À ce titre, ils effectuent des représentations auprès du ministère de l'Éducation, notamment pour l'informer des programmes dont le contenu doit être mis à jour ou encore pour l'inciter à en implanter de nouveaux. Dans certains cas, ils conçoivent eux-mêmes des formations et développent des programmes d'apprentissage en milieu de travail en collaboration avec Emploi-Québec. Actuellement, il existe des programmes de ce genre dans 37 métiers, aussi variés que la boucherie de détail, la finition de meubles et la mécanique d'engins de chantier.
Sur le terrain
Carmy Hayes est directeur de projets au Centre d'adaptation de la main-d'oeuvre aérospatiale au Québec (CAMAQ). «Le CAMAQ joue un rôle d'intermédiaire entre les entreprises et les établissements d'enseignement. Par exemple, il informe les établissements des dernières technologies de pointe utilisées dans l'industrie afin qu'ils fassent une mise à jour de leurs programmes et que leurs diplômés répondent ainsi aux besoins des entreprises.» C'est dans cette optique que le CAMAQ a également participé à la création en 1996 de l'École des métiers de l'aérospatiale de Montréal, ainsi qu'au développement du programme de maîtrise en génie aérospatial offert dans six universités québécoises en collaboration avec les entreprises membres du CAMAQ. De son côté, tous les deux ans, le Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie du caoutchouc du Québec mène une enquête auprès des entreprises de ce secteur dans le but de cibler les besoins les plus urgents, par exemple en matière d'amélioration des connaissances techniques des travailleurs en emploi ou encore pour augmenter le nombre de travailleurs qualifiés. Ainsi, depuis janvier 2001, plus de 700 travailleurs se sont prévalus du programme de formation sur mesure en transformation des caoutchoucs mis sur pied par le Comité sectoriel.
En outre, depuis février 2004, une nouvelle attestation d'études professionnelles (AEP) en transformation du caoutchouc, ainsi qu'un programme de formation sur le compagnonnage et le coaching ont été mis sur pied. «Ces deux programmes ont entraîné une diminution des problèmes de fabrication et une amélioration de la productivité dans les entreprises», précise Manon Rivest, directrice générale du Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie du caoutchouc du Québec.
En ce qui le concerne, le Comité sectoriel de main-d'oeuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine a collaboré à la mise à jour de plusieurs programmes d'études professionnelles et collégiales menant à ce secteur. «Nous avons également développé un régime de qualification pour les métiers d'ébéniste, de peintre finisseur et de rembourreur. Ce programme vise l'acquisition de compétences d'un métier en milieu de travail», conclut Christian Galarneau.
Pour trouver les coordonnées des comités sectoriels, visitez le site suivant : http://emploiquebec.net/francais/imt/mainoeuv/
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