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[Formation
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Les métiers de la sécurité et de l'investigation
Renfort demandé
par Michel La Salle
Le recrutement ne dérougit pas dans le domaine de la sécurité privée.
Que ce soit pour compenser le manque d'effectif policier ou pour répondre
au sentiment d'insécurité accru dans la population, le milieu est à la
recherche de candidats. Voici quelques pistes pour ceux, et en particulier
celles, que la mission intéresse.
La sécurité privée a la cote par les temps qui courent. L'effondrement
des tours jumelles y est-il pour quelque chose? Selon Serge Prégent, directeur
général de l'agence Garda du Canada, «le 11 septembre 2001 a semé un vent
de panique qui a duré 15 jours chez nous. Il y a eu une augmentation des
effectifs dans les agences, suivie d'une stabilisation du besoin de personnel
au nouveau seuil.»
Bon an, mal an, la demande de personnel de sécurité est constante et connaît
des pointes saisonnières, lors de la tenue des festivals entre autres.
Même les corps policiers publics ont parfois besoin qu'on leur prête main-forte.
«Deux municipalités qui veulent garder l'anonymat nous ont demandé d'exécuter
certaines tâches de sécurité sous réserve de l'approbation du ministère
de la Sécurité publique du Québec», explique Serge Prégent.
L'agent et l'enquêteur
L'agent de sécurité est appelé à assumer une grande variété de responsabilités,
qui vont de la surveillance de lieux privés (usines, commerces, etc.)
au maintien de l'ordre dans les manifestations publiques. Depuis 2000,
les salaires sont régis par le Décret des agents de sécurité. Ainsi, un
agent en uniforme touchera 12 $ l'heure, tandis qu'un investigateur
de détail, dont le rôle consiste entre autres à retracer les auteurs de
vol dans un commerce, gagnera de 12 à 15 $ l'heure. La rémunération
pour les postes administratifs varie de 35 000 à 100 000 $ par
année.
De son côté, l'enquêteur a pour mission d'obtenir les preuves nécessaires
à toute poursuite éventuelle au moyen de diverses techniques comme la
filature et l'infiltration. Les dossiers varient de la vérification d'antécédents
ou d'intégrité professionnelle jusqu'aux fraudes, aux malversations et
à la corruption. Les agences d'investigation privées, qui emploient les
enquêteurs, peuvent être mandatées par des assureurs, des entreprises
privées, des cabinets d'avocats, des institutions financières, la Commission
de la santé et de la sécurité du travail ou encore la Société de l'assurance
automobile du Québec. Le tarif horaire de départ varie de 16 à 22 $,
selon l'agence ou le mandat, lequel peut durer jusqu'à 10 mois. Pour obtenir
un permis d'investigation du ministère de la Sécurité publique, il faut
travailler pour une agence.
Les agences Garda, Kolossal, Securitas, Service et Protection Sec-Pro
comptent parmi les principaux employeurs des agents et enquêteurs.
Le physique de l'emploi
Les établissements d'enseignement sélectionnent les candidats selon des
critères très stricts. Il faut être en bonne condition physique, ne pas
avoir de dossier criminel, posséder une cinquième secondaire ou l'équivalent,
être citoyen canadien ou résident permanent et être âgé d'au moins 18
ans. «Les employeurs et la Sûreté du Québec ont ces exigences, explique
Lyse Bélanger, directrice générale de l'Académie de sécurité professionnelle.
Nous n'acceptons les candidats que si nous pouvons leur garantir un emploi.»
Les postes sont majoritairement occupés par des hommes, mais le nombre
de femmes est appelé à augmenter. «Les employeurs demandent de plus en
plus des agentes, fait remarquer Lyse Bélanger. Elles réagissent mieux
au stress et aux situations de crise, et sont moins agressives. Il y a
une bonne part de service à caractère psychologique à faire en sécurité :
calmer les personnes angoissées, leur parler et les rassurer.»
Les établissements d'enseignement sélectionnent les candidats
selon des critères très stricts.
Le ministère de l'Éducation étudie actuellement la possibilité de confier
aux commissions scolaires la création d'un diplôme d'études professionnelles
en sécurité. Pour l'instant, le Centre de formation professionnelle Compétences
2000, à Laval, ainsi que la Commission scolaire de la Capitale, à Québec,
proposent des programmes de courte durée (300 heures et moins). Des formations
spécialisées sont également offertes dans de nombreuses écoles privées.
Par exemple, à Montréal, on retrouve le Collège national de sécurité, GSI
International, l'Académie de sécurité professionnelle et l'Académie de sécurité
Excellence (laquelle est associée avec l'Académie des pompiers). Au collégial,
des attestations d'études sont offertes au Collège François-Xavier-Garneau
à Québec, au Collège André-Grasset (privé) à Montréal, de même qu'au Cégep
d'Alma. Ce dernier a ouvert une antenne dans l'arrondissement montréalais
de LaSalle en octobre 2003, en plus de maintenir un lien avec l'école privée
Services professionnels de formation sécurité et enquêtes, de Québec. Enfin,
des AEC portant spécifiquement sur la sécurité incendie sont offertes au
Collège Montmorency, au Cégep de Chicoutimi et au Campus Notre-Dame-de-Foy
(région de Québec).
Par où commencer? Les agences de sécurité sont toujours à la recherche de
candidats puisqu'il leur faut un bassin de personnel prêt à parer aux demandes
imprévues, par exemple lors de grèves, de lock-out ou de manifestations.
Les emplois d'été et à temps partiel constituent un bon tremplin pour les
élèves. Le recrutement s'effectue généralement par l'entremise des services
de placement des institutions d'enseignement, des salons de l'emploi ou
des annonces dans les journaux et les sites Internet de recrutement.

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