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  [Mode de vie]
L’assurance pour les nuls
Pépère ou téméraire?

par Corinne Fréchette-Lessard

Jean-Sébastien Gariépy fait confiance à la vie. À 30 ans, ce consultant en gestion de projet à Montréal se contente d’assurer ses deux voitures et son triplex. Pour le reste, il s’en remet à sa bonne étoile. Il ne souscrit aucune autre police, même si son statut de travailleur autonome signifie qu’il ne bénéficie d’aucun avantage social. «S’il m’arrive quelque chose, c’est moi qui devrai payer, lance-t-il. Et si, du jour au lendemain, je deviens invalide, je serai pauvre, c’est clair!» Une situation qui en angoisserait plusieurs, mais qui ne le préoccupe pas le moins du monde.

Il concède volontiers que le fait qu’il soit sans enfant n’est pas étranger à sa position. «Je ne comprends absolument pas l’idée d’une assurance vie pour ceux qui n’ont personne à leur charge. Ça ne s’assure pas une vie. Quand tu meurs, tu perds! L’argent qui va aux proches n’y change rien. À moins d’avoir des enfants à qui tu veux assurer un avenir et une éducation.» Du même souffle, Jean-Sébastien Gariépy avoue avoir peu d’estime pour le domaine de l’assurance en général. «À mon avis, c’est une industrie qui fait beaucoup d’argent avec les anxieux!»

Germain Dupuis, lui aussi à son compte et sans enfant, a pris le parti contraire. «Je suis devenu optométriste pour être autonome et j’entends le rester quoi qu’il m’arrive», raconte ce résident de Rivière-du-Loup âgé de 27 ans. Dans son cas, ce désir se traduit par un nombre impressionnant de polices. «J’ai une assurance vie temporaire, deux assurances vie épargne, une assurance maladies graves, une assurance médicaments et une assurance invalidité. Je dois aussi souscrire une assurance responsabilité professionnelle en cas de poursuite d’un client, sans quoi je ne peux pratiquer… Je pense que je peux faire une réclamation si je me casse un ongle!» blague-t-il.

En retour, il paie plusieurs milliers de dollars par année en primes. «Je mentirais si je disais faire les chèques avec le sourire. Mais beaucoup des produits que je choisis servent aussi à l’épargne ou à couvrir mes emprunts.» (C. F.-L.)



  • Bonjour la police!
  • Pépère ou téméraire?
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