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  [Formation | Emploi]

La bonne école
Les possibilités d’avancement sont plus nombreuses et variées dans les grandes chaînes que dans les petits commerces, précise Patricia Lapierre. «Il y a plus de postes de supervision ou de gestion dans les grandes surfaces ou dans les chaînes de magasins, qui embauchent plus de diplômés du DEC Gestion de commerces et les rémunèrent selon les prix du marché. Les petites boutiques ont bien sûr moins d’argent pour les salaires. Et elles accordent des promotions aux employés qui ont le plus d’ancienneté.»

Les promotions à l’interne existent aussi dans les grandes bannières, où ce diplôme n’est pas essentiel pour accéder aux postes de responsabilité. «Les ambitieux pourront donc déployer tous leurs talents dans les grandes structures. À moins que le siège social de l’entreprise ne soit installé à l’étranger, et qu’elle compte peu de postes décisionnels au Québec», note Mme Lapierre.

N’empêche, les petits commerces sont une bonne école pour les futurs gérants et propriétaires de commerce. Parce qu’ils sont en contact direct avec les personnes qui prennent les décisions stratégiques, les employés de ces magasins ont l’occasion de toucher à tous les aspects du travail. «Un type d’expérience apprécié et valorisé dans les grandes chaînes», précise encore Mme Lapierre.

Les petits commerces sont une bonne école pour les futurs gérants et propriétaires de commerce.
Recherchés : vendeurs spécialisés
Pour répondre aux questions pointues des clients qui sont de plus en plus avertis, les vendeurs de tous les types de magasins – informatique, vêtements ou même épicerie fine – doivent connaître parfaitement leurs produits. Par exemple, un client sensibilisé au commerce équitable voudra savoir si tel produit textile a été fabriqué à l’étranger et dans quelles conditions de travail. Mieux vaut avoir une réponse à lui donner, et la bonne!

Cependant, toutes les grandes bannières ne l’ont pas compris. «Certaines paient leurs vendeurs à la commission et emploient de jeunes étudiants qui ont parfois moins de connaissances que le client lui-même, observe Stéphane Maisonnas, professeur de marketing à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal. Certes, ces employés coûtent moins cher que des spécialistes. Ils risquent cependant de faire perdre de la clientèle à leur employeur si leurs conseils déçoivent les clients.»

Pour le CSMOCD, la spécialisation du métier est inévitable. Un bon vendeur se doit désormais d’être aussi compétent que convaincant. L’organisme travaille donc à la rédaction d’un nouveau profil, celui de «vendeur spécialisé», pour aider les employeurs à préciser leurs critères d’embauche et, à terme, modifier le programme menant au diplôme d’études professionnelles Vente-conseil.




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