accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire

  [Mode de vie]

Spa ceci, spa cela
Pressothérapie, thermothérapie, aromathérapie, hydrothérapie, alphathérapie : avec l’explosion du marché, l’offre de soins corporels est de plus en plus éclatée. Les adeptes lassés par le classique combo algues et argile peuvent désormais opter pour un enveloppement au chocolat, une exfoliation sous la pluie, ou encore, un massage aux pierres volcaniques. En prime, ils pourront suivre des ateliers sur l’art du mieux-être ou le pouvoir de la musique et goûter des mets gastronomiques, par exemple. «C’est sûr que certains traitements ont un petit côté mode, note Claire Levasseur. Mais généralement, il y a des services de qualité derrière les soins, même les plus étonnants.» D’ailleurs, des soins corporels dépourvus d’effets bénéfiques intéressants seront vite délaissés par une clientèle qui butine d’un spa à l’autre, à la recherche de services de qualité.

Les adeptes lassés par le classique combo algues et argile peuvent désormais opter pour un enveloppement au chocolat, une exfoliation sous la pluie, ou encore, un massage aux pierres volcaniques.
Cette clientèle serait d’ailleurs de plus en plus variée, selon Claire Levasseur. Sur les tables de massage, derrière les écrans de vapeur, se cachent des baby-boomers soucieux de garder la forme, mais aussi de jeunes travailleurs, des adolescents et même des enfants qui accompagnent leurs parents. «Plus de la moitié des adeptes ont de 25 à 45 ans, indique la directrice de Spas Relais santé. La prolifération des spas urbains a permis aux jeunes professionnels, qui n’ont pas nécessairement de voiture, de découvrir les soins corporels.» Autre constat, 40 % des quelque 820 000 visites annuelles dans les spas de la province sont effectuées par des hommes. Et avec le prix moyen d’un massage situé autour de 60 $, le spa n’est plus l’apanage d’une minorité bien nantie.

Comment expliquer l’empressement de tout ce beau monde à macérer dans la boue et à baigner dans le chocolat? L’augmentation du stress et le désir de prendre soin de soi, répond d’une seule voix l’industrie. Pour Benoit Duguay, professeur au Département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM, c’est aussi une question de facilité pour les consommateurs préoccupés par leur bien-être. «Les gens s’inquiètent de leur santé, de leur alimentation et de leur style de vie en général, mais ils ne sont pas prêts à abandonner leur vie de fou», explique l’auteur de Consommation et image de soi (Liber, 2005). Une visite au spa leur donnerait l’impression de vivre plus sainement sans avoir à réellement remettre en question leurs habitudes.

Planète détente
Les Québécois ne sont pas les seuls à être friands de «dorloteries». C’est pourquoi le ministère du Tourisme du Québec courtise ardemment les visiteurs étrangers, notamment ceux de l’Ontario et des États-Unis. «Pour l’instant, les touristes qui achètent des forfaits dans les spas québécois le font un peu par la bande, rapporte Véronique Bourgon, chef de produit chez Tourisme Québec. Ils sont en vacances de ski ou de golf, par exemple, et se paient un massage ou un enveloppement au cours de leur séjour. Notre objectif est d’attirer une clientèle qui viendrait exclusivement pour la détente.»

D’autant plus que la formule québécoise se démarque, dit Claudine Barry, de la Chaire de tourisme de l’UQAM. «En Europe, l’approche est traditionnellement curative et très institutionnalisée. Aux États-Unis, l’accent est mis sur le fitness avec des cliniques de chirurgie plastique et des centres de remise en forme. L’industrie québécoise mise plutôt sur la détente et la relaxation.»

Mais avant d’ouvrir leurs portes aux visiteurs étrangers, les spas québécois doivent relever certains défis en matière de formation de la main-d’œuvre. À l’heure actuelle, les cours pour maîtriser les diverses techniques de soins corporels sont rares. «Les centres de santé embauchent des massothérapeutes et des esthéticiennes, qui ont de bonnes connaissances de base, et les forment en entreprise», indique Andrée Mayer-Périard, directrice générale du Comité sectoriel de main-d’œuvre des services de soins personnels. «Ça ne veut pas dire que la qualité des soins en souffre. Mais si les employés ne peuvent offrir les services désirés par les clients, ça freine le développement des établissements.»

Des démarches ont été entreprises pour la création d’un programme de spécialisation professionnelle en soins corporels, reconnu par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec.

En plus d’uniformiser les services prodigués dans les centres de santé, cette spécialisation, qui serait destinée aux massothérapeutes et aux esthéticiennes, aurait l’avantage de mettre en valeur le métier de professionnel du spa. Car, ironie du sort, au moment où la population a soif de bien-être, les spas manquent… de mains pour la dorloter.




  • Vous avez un massage
  • Spa dans ma cour



  • carnet web
     
    Accueil Jobboom
     

     


    Commentaires: lemagazine@jobboom.com
    Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
    Jobboom est une division de Canoë inc.