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[Mode de vie]
Québec solidaire
Même si un célèbre adage affirme que le temps, c'est de l'argent, plus d'un million de Québécois décident d'offrir le leur gratuitement, en partie du moins. Ils sont précisément 1 135 000 à se consacrer à des actions bénévoles, soit 19 % de la population âgée de 15 ans et plus. En fait, leur implication totalise 180 millions d'heures chaque année, l'équivalent de 100 000 emplois à plein temps, selon le gouvernement québécois (Secrétariat à l'action communautaire autonome).
Qui dit bénévolat ne dit pas nécessairement soupe populaire. Parmi les activités les plus pratiquées, on trouve l'organisation d'événements, la participation à un conseil d'administration et la sollicitation de fonds. Ce type d'engagement permet notamment de rencontrer des gens avec qui on a des préférences communes et de créer des services qui n'existeraient peut-être pas sans bénévoles.
Selon le professeur en philosophie François Privé, le bénévolat est socialement essentiel. «Nous nous sommes dotés d'un État providence très intéressant sous plusieurs aspects, mais qui a aussi un effet pervers. Les gens s'en remettent à lui pour s'occuper des pauvres, des personnes en difficulté. Notre solidarité a été mise à mal; il faut maintenant reprendre conscience de l'existence des autres.»
(C. C.)
L'envers du vrai
Québec solidaire

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