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[Formation | Emploi]
Ils font des petits
par Marie-Hélène Proulx
Après des années plutôt pénibles, les alliances qui se multiplient entre petites et grandes entreprises du secteur des biotechnologies riment avec création d’emplois.
Malgré les difficultés liées aux négociations, la compétition et les risques d’échec, les partenariats ouvrent tout grand la porte à la croissance, tant chez les petites entreprises que chez les multinationales.
Par exemple, la firme biotechnologique montréalaise MethylGene, qui s’est alliée à quatre compagnies pharmaceutiques depuis 2000, a pu recruter au moins 12 personnes grâce à ces ententes. Et d’autres embauches sont prévues, confirme Andrea Gilpin, directrice des relations aux investisseurs et gestionnaire de projet.
D’ailleurs, 77 % des entreprises ayant répondu à une enquête de BIOQuébec sur la main-d’ouvre en 2005 avaient l’intention de créer des postes dans la prochaine année. «En tout, on prévoyait une croissance de l’embauche de 6,5 % en 2005», dit Perry Niro. Au moment de mettre sous presse, il était trop tôt pour dire si ces chiffres se seront avérés, «mais les entrepreneurs se montrent plutôt optimistes face aux possibilités de financement».
Les travailleurs les plus convoités sont les chercheurs en chimie, les biologistes moléculaires et les techniciens de laboratoire. Certaines firmes recrutent aussi des docteurs ou des maîtres en biologie cellulaire, en biochimie et en biologie informatique.
Chez Caprion, on compte sur les alliances pour augmenter le personnel, mais aussi pour se permettre de voir grand. «Les ententes ont permis à la compagnie de devenir rentable, si bien qu’on peut maintenant mener des projets de recherche sans partenariat, dit Martin Leblanc, vice-président directeur. Car alimenter les géants pharmaceutiques, c’est bien, mais devenir nous-mêmes un géant, c’est encore mieux!»
À deux, c'est mieux
Sous la loupe
Ils font des petits

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