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[Formation | Emploi]
Sauver sa peau
Pour se sortir du marasme, une solution de plus en plus populaire pour ces petites entreprises consiste à devenir une sorte de pourvoyeuses de projets de recherche pour les géants pharmaceutiques. En 2005, 37 % des entreprises biotechnologiques avaient adopté cette stratégie, contre 29 % en 2004.
Grosso modo, voici le processus : la firme biotechnologique présente le fruit de ses recherches sur une molécule ou une technologie donnée à une compagnie pharmaceutique – la recherche étant à un stade plus ou moins avancé. Si le géant pharmaceutique juge le projet intéressant, il allonge les sommes nécessaires à la poursuite de la recherche sur la molécule ou la technologie en question. Si les découvertes sont concluantes, le produit est commercialisé et les profits sont divisés entre la compagnie pharmaceutique et la firme biotechnologique, cette dernière récoltant un pourcentage variable des ventes.
La firme biotechnologique bénéficie alors de la puissante machine de marketing du géant pharmaceutique, de son usine de production et de toute son équipe de représentants, souvent active dans plusieurs pays. Le jackpot, quoi. Cela dit, il arrive aussi que le gros poisson mange le petit, comme l’illustre l’achat du laboratoire québécois de vaccins ID Biomedical par le géant GlaxoSmithKline en septembre 2005.
«Il suffit d’un gros succès commercial avec un médicament produit en partenariat, et les millions coulent à flots, en plus de ressusciter la confiance des investisseurs», affirme Hans Mäder, président et chef de la direction de Procyon Biopharma, une petite boîte montréalaise de biotechnologie. Pas étonnant que 72 % des petites entreprises de l’industrie projettent de former une alliance au cours de la prochaine année, selon une étude du cabinet Deloitte réalisée en 2005.
Mais une alliance ne garantit pas nécessairement le succès. Hans Mäder en sait quelque chose. Il a dû réduire le personnel de 40 à 28 employés à la suite d’un échec avec l’entreprise Biovail. «On n’a pas été en mesure de prouver l’efficacité du médicament qu’on développait. Ç’a été un coup dur.» Par ailleurs, la compétition est très féroce entre les compagnies biotechnologiques. «Les géants pharmaceutiques reçoivent au moins 100 propositions par semaine de la part de firmes biotechnologiques qui viennent de partout dans le monde», explique Gilles Gagnon, pdg d’Æterna Zentaris.
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À deux, c'est mieux
Sous la loupe
Ils font des petits

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