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Réveillez votre chance
Bréviaire pour un chanceux
par Mylène Tremblay
Il aura fallu des centaines d’entrevues et des milliers de questions pour que le psychologue Richard Wiseman, directeur de recherche à l’Université du Hertfordshire (Grande-Bretagne), parvienne à dégager les grands principes à la base de la bonne fortune. D’une simplicité déconcertante et relevant du gros bon sens, ils nous font prendre conscience qu’au fond, la chance est une faculté qui s’acquiert.
Ceux qui prétendent avoir de la veine savent repérer les occasions favorables. Sociables, curieux, détendus et ouverts aux autres,
ces individus ne sont pas du genre à s’enfermer dans leur coquille ni dans la routine. Pour eux, consacrer du temps aux amis (même si on est en couple!), partager des connaissances, tenter des expériences nouvelles, être de toutes les mondanités et choisir un métier où les relations interpersonnelles priment contribuent à entretenir le «réseau de chance».
Les chanceux savent compter sur la bonne fortune. Autrement dit, ils nourrissent des ambitions qui les aident à réaliser leurs rêves. Même si les probabilités d’y parvenir sont minces, ils persistent et signent. Leur vision d’eux-mêmes et du monde les porte à croire qu’ils sont nés sous une bonne étoile. Et ce n’est pas parce qu’ils sont chanceux un jour qu’ils ne le seront pas toujours! Leur confiance en la vie (et en la chance) est inébranlable.
Savoir transformer le mauvais sort en bonne fortune fait aussi partie du capital de chance. Les personnes chanceuses ont le don de voir un côté positif dans chaque déveine. En ayant recours à la réflexion dite comparative, ils ont la faculté d’imaginer ce qui aurait pu se produire de pire que ce qui est réellement advenu. Convaincus que leur manque de bol tournera à leur avantage, ils minimisent l’impact émotionnel de leur guigne et ne perdent pas de temps à la ressasser.
Les veinards savent écouter leur intuition et prendre des mesures pour la développer. Ces propos rejoignent ceux du journaliste et intellectuel américain Malcolm Gladwell, qui a consacré un livre entier sur la question (Intuition, Éditions Transcontinental). Selon lui, nos premières impressions sont souvent les meilleures. Avec mille et un exemples à l’appui, l’auteur démontre comment l’intuition, lorsque utilisée selon les règles de l’art, peut être un puissant outil d’heureuses décisions.
Réveillez votre chance
Bréviaire pour un chanceux
Qu’est-ce qu’un loser?
Êtes-vous chanceux?

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