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[Formation | Emploi] Les centres de relation client toujours actifsPas d’appel du large par Anick Perreault-Labelle
Good news is no news, disent nos voisins amerloques. Cette maxime se prête à merveille au domaine des centres de relation client (aussi nommés CRC ou centres d’appels).
«Le Québec n’a créé que 18 CRC dans la première moitié de 2005 alors que le Nouveau-Brunswick en a ouvert 32 et l’Ontario, 88.»Malgré ces données encourageantes, le gouvernement provincial laisse tomber l’industrie québécoise des centres de relation client, l’estimant incapable de rivaliser avec la concurrence étrangère. «Le boum est passé, ce n’est plus un secteur de développement prioritaire pour nous : maintenant, c’est en Inde que ça se passe», déclare Josée Béland, porte-parole d’Investissement Québec, le bras investisseur du gouvernement. Lors de son élection, le gouvernement libéral de Jean Charest avait du reste promis de revoir les priorités «trop éparpillées» des outils de développement économique de l’État. Finie, notre industrie des CRC? En Ontario et au Nouveau-Brunswick, on n’en croit rien. «Les autres provinces sont plus agressives et ont une meilleure attitude», critique Steve Demmings, président de Site Selection Canada, un organisme privé qui cherche à attirer des entreprises technologiques au pays. «Le Québec, et particulièrement Investissement Québec, sont plus bureaucratiques et moins professionnels.» Ainsi, avec un meilleur coup de pouce de l’État, l’industrie québécoise des CRC pourrait faire encore nettement mieux. Selon lui, le gouvernement du Québec serait largement responsable du désintérêt qu’il suscite de plus en plus auprès des exploitants de CRC. «Le Québec n’a créé que 18 CRC dans la première moitié de 2005 alors que le Nouveau-Brunswick en a ouvert 32 et l’Ontario, 88», ajoute-t-il. Aujourd’hui, à peine 17 % des CRC du pays se trouvent au Québec, contre 50 % en Ontario, calcule Site Selection Canada. Le Québec rate donc des occasions d’affaires. |
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