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  [Formation | Emploi]

Une demande accrue
Stimulé par la vigueur de l’industrie de la construction, le secteur de l’entretien d’équipement motorisé est tout aussi prometteur. Au Centre de formation en mécanique de véhicules lourds à Saint-Romuald, en 2004-2005, de 80 à 100 % des diplômés en mécanique de véhicules lourds routiers, en mécanique d’engins de chantier et en mécanique de moteurs diesels et de contrôles électroniques ont trouvé un emploi, estime Marc Bernier, conseiller en formation. «Le nombre de mécaniciens formés ne peut suffire aux besoins des employeurs. En 2004-2005, nous avons reçu en moyenne une offre d’emploi par semaine. Cette forte demande devrait continuer en raison du vieillissement des mécaniciens, dont la moyenne d’âge est supérieure à 40 ans.»

Les programmes en mécanique automobile et en carrosserie offrent également d’excellentes perspectives d’emploi. «On remarque une demande accrue pour ces diplômés, notamment en raison de l’augmentation du nombre de concessionnaires automobiles, de garages et d’ateliers. Tous les diplômés se trouvent un emploi et on ne peut répondre à la demande», précise Lise Touchette, directrice du Centre de formation professionnelle de l’Outaouais.

Une récolte abondante
Le secteur agricole offre aussi de très bonnes perspectives d’emploi aux diplômés. «La relève familiale se fait plus rare en raison de la baisse de la natalité. Par ailleurs, elle reste insuffisante compte tenu de l’agrandissement des fermes. Les producteurs doivent donc recruter la main-d’ouvre à l’extérieur de leur entourage», explique Michel Tessier, conseiller pédagogique à l’École d’agriculture de Nicolet. En 2004-2005, les diplômés des cinq formations offertes par ce centre, soit Production laitière, Production porcine, Production de bovins de boucherie, Grandes cultures et Mécanique agricole, ne pouvaient suffire aux besoins des employeurs.

Michel Tessier note que la situation est semblable pour les quatre programmes du secteur horticole donnés au centre, soit Horticulture ornementale, Production horticole, Réalisation d’aménagements paysagers et Fleuristerie. «Le nombre d’offres d’emploi reçues est supérieur au nombre de diplômés. Ces derniers peuvent donc choisir leur employeur et négocier leur salaire», précise M. Tessier.

Quant au secteur de la foresterie, il présente un bon taux de placement, explique Normand Bélanger, directeur du Centre de formation professionnelle Mont-Laurier. «En 2004-2005, le taux de placement se situait entre 70 et 87 % en travail sylvicole, en aménagement de la forêt, en abattage et façonnage des bois, en classement des bois débités, en sciage, en affûtage et en abattage manuel et débardage forestier», précise Normand Bélanger.

Il ajoute que le rapport de la commission Coulombe préconise une meilleure gestion de la forêt en ayant recours à une coupe qui respecte la croissance des arbres. La mise en place de ces recommandations va entraîner une demande supplémentaire de main-d’ouvre, notamment en contrôle de la qualité et en inventaire avant et après coupe (pour les diplômés du programme Aménagement de la forêt).

L’année 2005 est une période effervescente pour le secteur de l’alimentation et du tourisme. L’évolution des connaissances culinaires de la population québécoise a, en effet, accru la demande de produits de haute qualité au cours des 15 dernières années. Les diplômés sont donc très recherchés. L’École hôtelière des Laurentides offre neuf programmes liés à ce secteur. «Chaque année, nous recevons plus de 1 000 offres d’emploi pour les 250 à 300 diplômés de notre établissement. Nous ne pouvons répondre à la demande des employeurs en cuisine d’établissement, en service de la restauration, en boucherie de détail et en pâtisserie», note Philippe Belleteste, directeur.

Même son de cloche au Pavillon du Vieux-Sherbrooke du Centre de formation professionnelle 24-Juin où l’on offre les programmes Cuisine d’établissement, Service de la restauration, Pâtisserie, Boucherie de détail et Sommellerie. «Tous nos diplômés sont placés, précise Jacques Latulippe, enseignant. Même si les salaires sont parfois peu élevés en début de carrière, je conseille aux passionnés de persévérer afin d’atteindre des postes bien rémunérés.»




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