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  [Formation | Emploi]
Bilan de mi-année du placement 2005
Chauds, les diplômés!

Coordination Emmanuelle Gril, Julie Leduc

Les offres d'emploi se sont multipliées par rapport à l'année dernière dans les services de placement des universités, des cégeps et des centres de formation professionnelle du Québec. Selon les établissements et les spécialités, on rapporte des augmentations allant jusqu'à 70 % comparativement à 2004. La santé représente toujours une valeur sûre, et d'autres secteurs qui vivotaient depuis quelques années connaissent des remontées. Signe des temps, les programmes liés à l’environnement gagnent en popularité. Voici les résultats de cette enquête bi-annuelle réalisée en juin dernier par l’équipe des Éditions Jobboom.



Le placement des diplômés universitaires 2005
La croissance au rendez-vous


par Guylaine Boucher


Après quelques années de relative stabilité, le nombre d’offres d’emploi destinées aux diplômés universitaires a connu une hausse en 2004-2005. C’est du moins le constat établi par la très grande majorité des services de placement universitaires au Québec. Santé, éducation, administration, génie. la progression est généralisée, même les technologies de l’information ont renoué avec la croissance.

«Le nombre d’offres d’emploi reçues n’est pas comparable à celui de 1999-2000, une année d’exception, mais nous en avons tout de même traité beaucoup plus que l’an dernier. On peut facilement parler d’une augmentation de l’ordre de 5 %», affirme Gregg Blachford, directeur du Service de placement et carrières de l’Université McGill.

Même son de cloche à l’Université de Sherbrooke où, selon le responsable du Service de placement, Serge Gagné, «au 30 avril 2005, 1 547 offres d’emploi avaient été reçues, contre 973 au 31 mai de l’année précédente». C’est 60 % de plus qu’en 2004.

Sur 14 établissements d’enseignement universitaires interrogés, 9 ont noté une croissance de la demande de diplômés. Les cinq autres dressent pour leur part un bilan positif, mais relativement stable.

Pour Micheline Grenier, directrice du Service de placement de l’Université Laval, les augmentations sont le juste reflet du marché de l’emploi. «Au cours des derniers mois, le taux de chômage a diminué dans l’ensemble des secteurs économiques. Comme tous les autres travailleurs, les diplômés universitaires ont profité de ce marché favorable.»

En forte progression
Plusieurs secteurs d’emploi ont tiré profit de cette courbe ascendante. C’est le cas notamment de l’administration. À HEC Montréal, le directeur du Service de placement et de gestion de carrière, Pierre Francq, a noté une augmentation d’environ 20 % des offres d’emploi reçues. Une hausse qui, selon lui, est «généralisée à tous les secteurs de spécialisation de l’administration. Même pour les diplômés en finances et en technologie de l’information, qui ont connu des temps plus difficiles au début des années 2000, les choses ont repris de façon très encourageante», souligne-t-il.
«Même pour les diplômés en finances et en technologie de l’information, qui ont connu des temps plus difficiles au début des années 2000, les choses ont repris de façon très encourageante.»
— Pierre Francq, HEC Montréal
À l’Université du Québec à Montréal, «les diplômés en comptabilité et en finances sont particulièrement demandés», selon Mickaël Lévêque, technicien en information au Service à la vie étudiante. Le même constat s’applique à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, estime Anne Beaulieu, conseillère à la vie étudiante et au placement étudiant. À Gatineau, la conseillère en emploi de l’Université du Québec en Outaouais, Chantal Bilodeau, affirme quant à elle que «plus de la moitié des quelque 900 offres d’emploi reçues en 2004-2005 étaient destinées aux diplômés du secteur de l’administration».

Le vaste domaine du génie et des sciences a aussi très bien tiré son épingle du jeu au cours de la dernière année. À titre d’exemple, à l’École de technologie supérieure, Pierre Rivet, directeur du Service de l’enseignement coopératif, affirme que la majorité des étudiants en génie de la construction ont reçu des offres d’emploi avant de terminer leurs études et précise qu’il y a beaucoup plus d’offres que de diplômés disponibles.

L’analyse vaut aussi pour les ingénieurs civils. À l’École Polytechnique, la directrice du Service de placement, Maryse Deschênes, souligne que l’établissement ne parvient pas à combler toutes les demandes dans ce secteur.
À l’Université de Sherbrooke, Serge Gagné affirme avoir senti une reprise en génie électrique et en génie informatique, deux secteurs où le placement a souffert à la suite de l’éclatement de la bulle technologique.
À l’Université de Sherbrooke, Serge Gagné affirme également avoir senti une reprise pour les diplômés en génie électrique et en génie informatique, deux secteurs où le placement a souffert à la suite de l’éclatement de la bulle technologique au début des années 2000. «L’année 2003 et le début de 2004 ont été très difficiles en matière de technologie de l’information, mais à partir du deuxième trimestre de 2004, une reprise s’est fait sentir et elle s’est accentuée par la suite», explique-t-il. Une vision des choses que partagent Darlene Hnatchuk, conseillère en emploi pour le secteur génie et informatique à l’Université Concordia, et Josée Desbiens, conseillère en emploi au Service des carrières de l’Université d’Ottawa.

Autre phénomène nouveau : un accroissement de la demande a été remarqué du côté des formations liées à l’environnement et à l’aménagement du territoire. À l’Université de Montréal par exemple, la conseillère en emploi, Andrée Desroches, parle d’une «augmentation de 5 à 10 % pour les diplômés en aménagement du territoire, urbanisme et géographie». Les emplois se partagent entre le secteur privé (firmes de consultants en environnement, bureaux d’architectes, etc.) et le domaine public (municipalités, organismes gouvernementaux, etc.). À l’Université Laval, Micheline Grenier note pour sa part une augmentation des demandes de stages et des offres d’emploi dans le secteur forestier, entre autres pour les ingénieurs. Les nouveaux règlements en matière de droits de coupe expliqueraient, selon elle, cet engouement.

Pour sa part, Régis Beaulieu, conseiller en placement et stage à l’Université du Québec à Rimouski, souligne une augmentation constante des demandes pour les diplômés en biologie. «L’environnement et sa préservation sont deux préoccupations de plus en plus présentes. Or, les biologistes étudient la faune et la flore, et trouvent des moyens de les préserver. C’est donc sans doute ce qui explique le nouvel intérêt des employeurs à l’égard de ces professionnels, que ce soit les entreprises de tourisme d’aventure, les centres d’interprétation de la nature ou les firmes de consultants en environnement.»




  • Formation universitaire : La croissance au rendez-vous
  • Formation collégiale : Un grand cru
  • Formation professionnelle : Note parfaite

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