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[À la Une]
Pas si utilitariste que ça, la réforme
Le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport reconnaît qu'un des objectifs de la réforme est de «qualifier» les élèves. Mais Pierre Bergevin, sous-ministre adjoint à l'éducation préscolaire et à l'enseignement primaire et secondaire, rappelle aussi qu'il partage sa place avec deux autres finalités d'égale importance : socialiser et instruire.
«Nous voulons former des citoyens capables de relever les défis du XXIe siècle. Par exemple, nous avons remplacé les cours de biologie et d'écologie au début du secondaire par un cours de science et technologie, qui aidera les jeunes à comprendre l'application technologique des concepts scientifiques. Ces connaissances sont plus arrimées au monde auquel ils devront faire face en sortant de l'école.»
Le sous-ministre rappelle d'ailleurs fièrement que si les élèves québécois se classent toujours parmi le premier cinquième aux épreuves de mathématique, de langue maternelle et de science des pays de l'OCDE, c'est parce que le ministère a toujours «su adapter ses programmes d'enseignement aux nouvelles réalités».
«Je regrette qu'on laisse entendre que le développement des compétences promu par la réforme exclut l'acquisition des matières de base. L'élève acquiert des connaissances tout en apprenant à s'en servir à bon escient.»
Preuve qu'on n'a pas l'intention de larguer le savoir de base, le temps de formation au primaire sera bonifié de 90 minutes par semaine en septembre 2006, afin de donner aux élèves l'occasion de se familiariser davantage avec les arts, les sciences et les sciences humaines, des disciplines souvent négligées faute de temps. Au secondaire, l'enseignement du français passe de 150 à 200 heures par année dès maintenant. On accordera plus de temps à la littérature française et québécoise.
«Nous avons remplacé les cours de biologie et d'écologie au début du secondaire par un cours de science et technologie, qui aidera les jeunes à comprendre l'application technologique des concepts scientifiques. Ces connaissances sont plus arrimées au monde auquel ils devront faire face en sortant de l'école.»
- Pierre Bergevin, sous-ministre adjoint à l'éducation préscolaire et à l'enseignement primaire et secondaire
Bref, quoi qu'en disent les détracteurs de la réforme, le système d'éducation n'est pas «à la remorque de l'entreprise, affirme M. Bergevin. L'approche par compétences permet le développement d'aptitudes qui pourront servir autant dans la vie citoyenne que professionnelle.»
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