accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire

  [Formation | Emploi]
User de matière grise
par Jean-François Coulombe

Si le futur s’annonce gris au Saguenay–Lac-Saint-Jean, c’est grâce à l’aluminium, l’or gris auquel la région doit sa prospérité passée et qui pourrait aussi lui assurer un avenir.

Fini le temps où le rêve des «Bleuets» était de travailler à l’Alcan pour la vie. Même s’il a investi trois milliards de dollars à son usine d’Alma au début de ce millénaire, le numéro un mondial de l’aluminium embauche aujourd’hui deux fois moins de travailleurs que durant les années les plus fastes.

Et pourtant. «Il se produit deux fois plus d’aluminium qu’avant», souligne Marc-Urbain Proulx, professeur en économie régionale à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Le virage technologique responsable de cette nouvelle donne a amené divers acteurs socio-économiques de la région à plancher, dès 1984, sur le concept de Vallée de l’aluminium : «Faire du Saguenay–Lac-Saint-Jean le centre mondial de l’aluminium», affirme Jean-Pierre Martin, directeur du Centre des technologies de l’aluminium.

Pendant longtemps, la région s’est contentée de fournir la matière première, le lingot, qui était par la suite exporté et transformé ailleurs. Plusieurs analystes croyaient que la région aurait avantage à se tourner vers les secteurs de la transformation de l’aluminium et de la recherche dans le domaine.

Avec des organismes comme le Centre des technologies de l’aluminium (CTA), le Centre québécois de recherche et de développement de l’aluminium (CQRDA), le Centre de recherche et développement Arvida (CRDA) et le Centre universitaire de recherche sur l’aluminium (CURAL), «le Saguenay–Lac-Saint-Jean compte maintenant la plus grande concentration de chercheurs [300] dans le domaine de l’aluminium au monde», affirme Jean Wauthier, directeur des affaires publiques à l’UQAC.

Il fait des petits
Le poids et le coût avantageux de l’aluminium, par rapport à d’autres métaux, font en sorte qu’il est appelé à être de plus en plus utilisé dans de nombreux produits. Depuis le début du projet de Vallée de l’aluminium il y a 20 ans, une soixantaine de PME ont profité de la découverte de technologies de transformation de l’aluminium, ce qui représente au moins 1 000 nouveaux emplois.

Parmi elles, Harvey Industries, fondée en 2001 par Hugues Harvey, un entrepreneur de 22 ans. Cette PME fabrique des volets de ventilation performants pour les milieux industriels et institutionnels. Un produit demandé, comme en fait foi l’augmentation de 500 % de son chiffre d’affaires au cours de la dernière année.

Une autre PME qui a su profiter des avancées technologiques en matière de transformation de l’aluminium est Cycles Devinci, dont les vélos sont composés à 98 % d’aluminium, ce qui les rend plus légers et plus performants. L’entreprise connaît une croissance soutenue de 30 % par année sur le marché canadien. Son président Félix Gauthier vise maintenant le marché européen.

SKL Aluminium Technologie a, dès son démarrage en 2004, remporté le deuxième prix national au Concours québécois en entrepreneuriat, catégorie Exploitation/transformation/production, ainsi que le prix Emploi. Cette usine de fabrication d’échangeurs de chaleur en aluminium connaît un tel succès que l’un de ses fondateurs, Ghislain Larouche, a dû recruter du personnel à Montréal, faute d’en trouver sur place. Ses recrues et leurs familles sont maintenant installées au Saguenay et contribuent à diminuer le déficit migratoire de la région.

La croissance de l’emploi dans les domaines des deuxième et troisième transformations pourrait être telle qu’une pénurie de main-d’ouvre qualifiée se pointe. «La région pourrait se retrouver dans quelques années avec un taux de chômage élevé, jumelé à une pénurie de main-d’ouvre qualifiée», croit Marc-Urbain Proulx, de l’UQAC.

Un beau paradoxe.


  • Un royaume de promesses
  • User de matière grise
  • Pas sortie du bois?



  • carnet web
     
    Accueil Jobboom
     

     


    Commentaires: lemagazine@jobboom.com
    Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
    Jobboom est une division de Canoë inc.