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[Mode de vie]
Une loi sans dents
Depuis mai 2004, le code pénal du Niger punit le travail forcé et les crimes qui y sont liés, comme le viol. En plus d'une amende, ces actes peuvent mener, théoriquement, à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à
30 ans. Mais en pratique, les poursuites ne pleuvent pas. «Douze procès sont présentement en cours et je suis inquiet pour leur issue, dit Ilguilas Weila, car on soupçonne que pour gagner un procès, il suffit d'avoir de l'argent.» Accusés de «propager de fausses informations sur l'esclavage», lui-même ainsi qu'un autre membre de Timidria ont passé sept semaines en prison, au printemps dernier.
Le gouvernement nigérien a introduit sa loi contre l'esclavage après avoir pris connaissance d'une recherche parue en 2003 et menée par Timidria et Anti-Slavery International. Le gouvernement semblait depuis concerné par le problème, constatent les deux organisations, mais il a récemment fait volte-face : la libération officielle de 7 000 esclaves a été annulée en mars dernier, à la grande surprise d'ONG internationales et de journalistes venus assister à l'événement. «La Commission nationale des droits de l'homme et des libertés fondamentales du Niger affirme que parce qu'une loi contre l'esclavage est maintenant en vigueur, le problème n'existe plus», dit Romana Cacchidi.
Ce qui ne va évidemment pas de soi. «L'État est en train de faire fausse route», s'inquiète Ilguilas Weila. D'un côté, dit-il, on criminalise l'esclavage et on tente de sensibiliser la population à ce phénomène. De l'autre, on refuse de libérer des esclaves. Ce message apparaît paradoxal aux yeux de la population et des maîtres eux-mêmes. «Le chef qui est à la tête des 19 tribus était prêt à libérer ces [7 000] esclaves, mais il a subi des pressions de la part du gouvernement pour ne pas le faire», dit Romana Cacchidi. D'après elle, ce recul de l'État témoigne de son souci de ne pas nuire à son image sur la scène internationale. En décembre 2005, le Niger accueillera les Jeux de la francophonie, mentionne-t-elle.
Au cours des prochains mois, Anti-Slavery International et Timidria chercheront à renverser la vapeur. «Nous presserons le gouvernement d'appliquer la nouvelle loi», dit Romana Cacchidi. Et Timidria tentera de poursuivre ses campagnes de sensibilisation anti-esclavage au Niger. Abdoulaye Ebrouk, lui, continuera de vendre des tissus au noir, son nouveau métier, et de mener sa vie d'homme libre. loin des siens. Depuis sa fuite, son épouse s'est remariée à un autre esclave, tandis qu'il vit désormais à Zinder, une ville du sud du pays. «On refuse que mes enfants me rejoignent, dit-il. J'attends impatiemment qu'ils grandissent pour qu'ils puissent le faire.»
Émirats arabes unis
Offensives féminines
Comme la plupart des pays du golfe Persique, les Émirats n'échappent pas au boum de l'emploi qu'engendre l'établissement de nombreuses sociétés étrangères dans la très moderne capitale de Dubai. Conséquence de l'exposition à la culture occidentale et d'un accès accru à l'éducation supérieure, un nombre croissant de femmes joignent les rangs de professions prestigieuses ou traditionnellement réservées aux hommes. Elles deviennent médecins, pompiers, policières, informaticiennes, femmes d'affaires ou ministres. Bien sûr, plusieurs choisissent toujours d'épouser le Coran plutôt qu'une carrière, surtout en raison des pressions sociales, comme celles des parents ou du mari. Mais chose certaine, cette société évolue à la vitesse grand V.
Source : BBC News, 4 août 2005.
États-unis
Le repos du juste
Comme il n'y a rien comme une pause pour stimuler les neurones, une consultante et coach américaine a pensé à des moyens originaux de détendre les dirigeants d'entreprise. Lois Levy organise notamment pour eux des séances de. coloriage. Munis de crayons de couleur, ses élèves barbouillent compulsivement sous l'oil attentif de la consultante. Ils s'amusent tellement que celle-ci peine à les arrêter une fois le temps écoulé, paraît-il. Elle propose aussi d'autres méthodes de relaxation, comme faire des bulles de savon au bureau ou pousser des hurlements libérateurs dans le stationnement ou dans les toilettes. C'est d'un zen!
Source : Le Courrier international, 21 juillet 2005.

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