accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire

  [Formation | Emploi]
Formation en assurance de dommages
Quoi de neuf?

par Mylène Tremblay

Depuis 2003, l'industrie de l'assurance et des services financiers bénéficie d'un programme de formation technique dédié à ses fonctions de travail. Il mène à l'obtention d'un diplôme d'études collégiales (DEC) en conseil en assurance et services financiers.
«Le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport a pris bonne note des besoins manifestés par l'industrie et a convenu de créer trois nouvelles formations pour remplacer le programme en techniques administratives. L'un d'eux est Conseil en assurance et services financiers», résume Johanne Giguère, directrice de la formation continue au Cégep de Sainte-Foy. Dans ce programme, les cours sont axés dès la première année sur le développement des compétences propres au domaine de l'assurance de dommages et des services financiers.» La maîtrise de l'anglais est également au cour des objectifs du nouveau programme, car les employés des centres d'appels des entreprises répondent à des gens de partout au Canada, observe Mme Giguère. «On offre maintenant des stages à Toronto et Vancouver pour que les élèves améliorent leur anglais.»

Une première cohorte vient de terminer la formation au Cégep de Sainte-Foy, premier établissement à avoir implanté le programme à l'automne 2002. Les autres cégeps ont emboîté le pas en 2003, année obligatoire d'implantation. «Les diplômés reviennent tout juste de leur stage que déjà les employeurs nous appellent pour leur offrir des emplois», soutient Mme Giguère.

Les milieux collégial et universitaire tissent des liens dans le domaine de l'assurance de dommages. Une entente DEC-bac vient en effet d'être conclue entre le Cégep de Sainte-Foy et l'Université Laval. Une union de ce type existait déjà en services financiers. En créant une mineure en gestion des risques, l'Université établit une passerelle avec le DEC en conseil en assurance et services financiers pour les étudiants désireux de poursuivre une formation universitaire.
Le rapprochement s'opère aussi entre l'université et l'industrie de l'assurance de dommages. «Traditionnellement, le milieu de l'assurance de dommages ne faisait pas beaucoup affaire avec le milieu universitaire, du moins pas sur le plan du recrutement, explique Gilles Bernier, professeur et titulaire de la Chaire en assurance l'Industrielle-Alliance de l'Université Laval. Mais ça tend à changer.» Les entreprises se montrent en effet de plus en plus intéressées à recruter des diplômés en administration, en finance ou en sciences comptables.

L'Université Laval, par exemple, reçoit de plus en plus d'appels de compagnies qui cherchent à employer des sortants. «Ces entreprises sont disposées à embaucher des personnes qui n'ont pas nécessairement d'expérience, mais de bonnes connaissances en assurance, en finance, en marketing, en comptabilité ou en gestion. Certaines d'entre elles affirment disposer maintenant d'un programme de formation interne pour encadrer les nouvelles recrues universitaires et les diriger par la suite vers des postes de gestion», précise Gilles Bernier.

ING Canada, par exemple, recrute des diplômés universitaires pour pourvoir à des postes de gestion. La société Dale-Parizeau LM louche quant à elle du côté des diplômés en administration, option finance ou marketing pour occuper des postes de représentants en assurance des entreprises. «Les profils d'emploi recherchés nécessitent de plus en plus d'études afin de répondre aux besoins grandissants et sophistiqués de notre clientèle», soutient le président et chef de la direction, Robert LaGarde, qui est également président de la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages.

Les universités se voient ainsi obligées de préciser la nature des besoins de l'industrie et d'ajuster le contenu des cours en conséquence. «Nos formations en administration sont suffisamment générales pour être d'un bon niveau, estime toutefois Gilles Bernier. Un bac en administration, avec une spécialisation en finance, en marketing, en comptabilité, en gestion ou en assurance, suffit pour pourvoir à un poste de gestion, chef d'équipe par exemple.»

«Les entreprises d'assurance de dommages, comme toutes les organisations en général, commencent à comprendre la nécessité d'être proactives dans la recherche de talents, estime Pierre Francq, directeur du Service de placement et de gestion de carrière à HEC Montréal. Pour faire face à la concurrence féroce, elles ont tout intérêt à se montrer davantage présentes auprès des jeunes afin de leur faire connaître les perspectives de carrière qui s'offrent à eux.»

L'industrie de l'assurance de dommages n'a pas fini d'en découdre avec son image «bas bruns» qui lui colle aux baskets. Elle a tout un travail de séduction à faire pour se rendre attrayante auprès des jeunes, qui la connaissent mal. Devant l'ampleur de la tâche, Gilles Bernier entend créer à l'automne une table des vice-présidents ressources humaines des compagnies d'assurance de la grande région métropolitaine de Québec, à laquelle siégeront les établissements d'enseignement.
«Le but est de nous aider mutuellement à populariser les carrières en assurance, indique le titulaire de la Chaire en assurance l'Industrielle-Alliance. L'industrie a besoin du milieu de l'éducation pour se rapprocher des jeunes, lequel a besoin de l'industrie pour montrer aux étudiants qu'il y a du potentiel d'emploi dans ce secteur.» Entre autres points au menu de la table : la possibilité d'offrir, de concert avec les assureurs, des stages-études. «On doit démontrer aux étudiants que les compagnies d'assurance leur ouvrent les portes.»

Le e-learning, ou apprentissage en ligne, gagne du terrain dans les entreprises de l'assurance de dommages. Le personnel semble se prêter au jeu de bonne grâce, troquant l'enseignant contre l'intranet, qui donne une formation virtuelle sur les nouvelles fonctionnalités informatiques.
«On s'adapte aux nouvelles générations, habituées à apprendre par elles-mêmes au moyen d'Internet, commente Yvonne Leroux, vice-présidente gestion des ressources humaines chez TD Meloche Monnex. L'introduction de la formation en ligne leur permettra d'être en contact avec des outils qui leur sont familiers.» L'enseignement en classe ne disparaîtra pas pour autant. La culture et les valeurs de l'entreprise se transmettent encore le mieux en personne!


Assurance tous bits
Quoi de neuf?
Les nouveaux périls

carnet web
 
Accueil Jobboom
 

 


Commentaires: lemagazine@jobboom.com
Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
Jobboom est une division de Canoë inc.