accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire

  [Formation | Emploi]

Un MBA éclaté
Ce qu'évoquent Mintzberg et Leavitt concerne principalement le MBA des business schools américaines, rétorquent les responsables des programmes de MBA offerts au Québec. Chez nos voisins du sud, les établissements d'enseignement recrutent des jeunes sans expérience, ce qui n'est pas le cas des universités québécoises, qui exigent au minimum deux ans d'expérience en management pour être admis au MBA. «La gestion n'est pas une technique, mais un art, convient Denis Martel, directeur du programme de MBA à l'Université de Sherbrooke. La bonne façon de l'enseigner passe par la pratique.»

«On essaie de former des citoyens, pas des numéros désincarnés assoiffés de pouvoir et d'argent», affirme pour sa part Bernard Garnier, directeur du programme de MBA à l'Université Laval.

Les critiques à l'endroit du diplôme, voulant que ses titulaires soient désormais trop nombreux et mal formés à la réalité du marché, ne datent pas d'hier, assure Naoufel Daghfous, directeur du programme de MBA pour cadres à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Il entend ce discours depuis une bonne quinzaine d'années déjà. «Le malaise actuel du MBA tient au fait que le programme a énormément évolué à travers le temps», analyse-t-il.

Conçu dans les années 1950 par les universités américaines comme un programme court en gestion de haut niveau pour les ingénieurs, le MBA s'est depuis largement démocratisé. Aujourd'hui, une foule d'universités à travers le monde décernent le titre, lequel n'est plus strictement réservé aux ingénieurs.

Conçu dans les années 1950 par les universités américaines comme un programme court en gestion de haut niveau pour les ingénieurs, le MBA s'est depuis largement démocratisé.
Pour Naoufel Daghfous, toute cette diversité est venue brouiller les cartes : il n'y a plus un seul programme de MBA, mais bien plusieurs. «Chaque secteur économique a des besoins propres auxquels un programme standard de MBA ne pourrait répondre. Une personne qui travaille dans une banque n'aura pas les mêmes besoins qu'une autre qui évolue dans une entreprise de fibre d'acier. Pourtant, toutes deux ont besoin d'une formation en gestion.»

Cette formation de plus en plus complexe, chaque université québécoise ne cesse de la repenser. L'UQAM a donné un sérieux coup de pinceau à la structure de son programme en 1995. Son MBA se dédie désormais exclusivement aux cadres en exercice qui ont déjà cumulé un minimum de quatre ans d'expérience.

De son côté, HEC Montréal prétend avoir «réinventé le MBA» en 1996, en rompant alors avec les anciens modèles pédagogiques, indique Jean Talbot, directeur du programme. L'établissement offre maintenant un programme intensif d'un an — la majorité des programmes nord-américains ont une durée d'environ deux ans — et propose quelque 75 cours différents. «C'est un MBA personnalisé à 50 %, en fonction des besoins particuliers des candidats», insiste Jean Talbot.

L'Université Concordia songe actuellement à mettre sur pied des spécialisations au sein de son programme, par exemple entrepreneurship ou gouvernance d'entreprise, qui offriraient des cours sur la détection des fraudes en entreprise, l'éthique et la gouvernance, les litiges, le droit commercial, etc. «Comme pour n'importe quel produit, il faut viser à adapter continuellement le MBA aux tendances du marché en mettant sur pied de nouveaux cours», souligne Dominic Peltier-Rivest, professeur à l'École de gestion John-Molson de Concordia.

Pour se distinguer, le programme de l'Université Laval a adopté une stratégie de MBA spécialisé — MBA en gestion pharmaceutique, en gestion agroalimentaire, en affaires électroniques et en gestion de la santé et sécurité au travail, ses créneaux de prédilection.

À l'Université de Sherbrooke, on est à réviser actuellement le programme pour cadres en exercice et prochainement celui à temps complet. L'établissement proposera dès septembre 2006 un programme exclusif axé davantage sur le développement des habiletés personnelles et interpersonnelles que sur le marketing ou la finance. C'est Mintzberg qui sera content.

«En misant sur la connaissance de soi et des autres, nous voulons aider les gens à prendre des décisions éclairées et à acquérir une vision juste de l'organisation», explique Denis Martel.




  • Perte de maîtrise
  • MGP OU MBA? Le b-a ba



  • carnet web
     
    Accueil Jobboom
     

     


    Commentaires: lemagazine@jobboom.com
    Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
    Jobboom est une division de Canoë inc.