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[Formation | Emploi]
Jeu électronique
Les grands joueurs
par Jean-François Perreault
Il faut plusieurs têtes, plusieurs bras et beaucoup de créativité pour accoucher d'un jeu à succès. Voici quelques-uns des principaux artisans qui rendent la chose possible et qui sont populaires auprès des entreprises québécoises.
Le concepteur (game designer et level designer)
Le concepteur, ou game designer, est l'architecte du jeu. Il doit établir les grandes lignes du jeu en fonction de la demande du client ou du directeur artistique. Il est responsable de la structure, de la convivialité, de l'esthétique et de la richesse du produit final. Dans de grandes entreprises, il dirige le travail des level designers, afin d'assurer la cohérence des niveaux et le respect du scénario.
Aucune formation spécifique ne conduit à ce métier. La plupart des concepteurs sont autodidactes, sont titulaires d'un diplôme d'études collégiales en animation 3D (ou l'équivalent), ont un bon bagage de connaissances générales et ont déjà participé à l'élaboration complète d'un jeu publié. À noter que le campus Ubisoft compte maintenant au nombre des écoles spécialisées comme ICARI, Inter-Dec et Centre NAD qui offrent des cours spécifiques à la conception de niveaux de jeu (level designer). Les concepteurs-scénaristes issus du programme Médias interactifs de l'Institut national de l'image et du son (INIS) peuvent aussi évoluer en tant que game designers.
Le spécialiste en texture et modeleur
Sous la direction du directeur artistique, le spécialiste en texture contribue à l'apparence des objets et des personnages du jeu. Avec la performance des nouvelles consoles, il sera de plus en plus demandé. Et comme c'est le cas pour la plupart des professions artistiques, les plus expérimentés sont difficiles à trouver. On recrute même à l'étranger. Dans de petites entreprises, il accomplit aussi les tâches du modeleur, véritable sculpteur virtuel.
Les rudiments sont enseignés dans les cours en animation 3D, mais on recherche surtout des gens talentueux en dessin qui s'intéressent à l'aspect technique des logiciels, puisqu'il faut développer de nouvelles textures en exploitant au maximum les technologies disponibles. Des connaissances en histoire de l'art et un portfolio ont une grande valeur aux yeux des recruteurs.
Le programmeur
L'effondrement de la bulle techno a provoqué un désintérêt pour les professions en informatique. Pourtant, dans l'industrie du jeu, la complexité des nouvelles consoles et la diversité des plates-formes nécessitent plus que jamais les renforts de spécialistes qui ont des connaissances poussées en réseautique, en intelligence artificielle, en simulation physique, en création d'outils informatiques, etc. En tant qu'exécutant, le programmeur travaille aussi en collaboration avec les testeurs pour réduire et corriger les bogues.
Selon le récent document Dialogue entre les entreprises du jeu électronique et les milieux de formation, publié par TechnoCompétences, c'est dans cette catégorie que la formation semble la moins bien adaptée à l'industrie du jeu. Toutefois, les stages en milieu de travail seraient efficaces. Les employeurs exigent au minimum un baccalauréat en génie informatique, en génie logiciel ou en mathématiques.
Source: L'industrie du jeu électronique au Québec - Profils de postes en vue de la promotion des carrières, TechnoCompétences, avril 2005. Pour une liste plus exhaustive, consultez l'étude dans le site de l'organisme à l'adresse suivante : www.technocompetences.qc.ca.
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