









|
|
[À la une]
Jean D'Amour Rivière-du-Loup, Bas-Saint-Laurent
Il métamorphose...
«Ça fait longtemps qu'il n'y a pas eu une effervescence économique à Rivière-du-Loup comme celle qu'on connaît depuis les cinq dernières années», lance d'emblée Marco Roy, comptable agréé chez Sirois-Levesque et membre de la CITÉ, un réseau de gens d'affaires de cette municipalité.
Ces cinq dernières années correspondent en bonne partie au «règne» du maire de l'endroit, Jean D'Amour, qui, étonnamment pour un politicien, jouit d'une grande admiration dans sa ville. «Savez-vous ce que j'aime le moins dans ma job de maire? Ma job de maire! Il n'y a rien de plus triste qu'un tuyau d'aqueduc ou d'égout. Ce qui m'intéresse, c'est le développement.» Ainsi, pour l'«occupant» de l'hôtel de ville, pas question d'administrer sa municipalité à la petite semaine. Le politicien de 41 ans a une vision et un objectif bien clairs : faire de sa ville la plus belle du Québec, celle où il est le plus agréable de vivre.
Développement. L'ancien journaliste le décline sous toutes ses variantes : économique, durable, social, humain. «Le développement économique pour le développement économique, soutient-il, ça ne veut rien dire.» Pour attirer des investisseurs et des nouveaux travailleurs, il faut miser sur la qualité de vie et les services d'une municipalité. C'est du moins le pari qu'il a pris en entrant à la mairie en 1999. Un pari largement remporté, puisque son administration, maintenant dans le dernier droit de son premier mandat, cumule les bonnes initiatives et les réussites.
Pas moins d'une trentaine d'usines se sont implantées dans la région au cours des trois dernières années et la ville se trouve en situation de plein emploi. Les habitations se construisent et se vendent à un rythme effarant tandis qu'un comité d'accueil s'assure que les nouveaux Louperivois s'intègrent facilement dans leur ville d'adoption. Et grâce à sa politique du patrimoine, la première au Québec, Rivière-du-Loup a mérité le titre de Capitale culturelle du Canada en 2003. Celui de Ville de l'année au Québec a suivi en 2004.
Signe que son travail est apprécié, le Centre des dirigeants d'entreprises de Rivière-du-Loup remettait au maire le titre de Dirigeant de l'année, en juin dernier, pour une troisième année consécutive. «Je ne peux pas dire qu'on entend beaucoup de commentaires négatifs à son endroit, ajoute Marco Roy. Je serais bien surpris que quelqu'un se présente contre lui aux élections de novembre prochain. À mon avis, il sera réélu sans opposition.»
Adversaire ou pas, Jean D'Amour sera présent au rendez-vous électoral cet automne. Le maire avoue avoir peur du mandat de trop – «celui où on est porté à se reposer sur ses lauriers avec le sentiment du devoir accompli» –, mais visiblement, il n'en est pas encore là!
 |
 |
|
|