accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire

  [Carrière]

Le pour et le contre
Hakim Chikh affirme que le service qu'offre VoiceJob est concurrentiel face aux autres sous-traitants du recrutement. «Les entreprises qui font affaire avec des agences de placement comme Adecco, Kelly ou Quantum doivent les payer entre 12 et 15 % du salaire annuel du poste pourvu, indique-t-il. Pour un poste dont le salaire est de 30 000 $ par année, ça leur coûte donc jusqu'à 4 500 $. Tandis qu'avec nous, une journée de speed jobbing leur coûte de 1 500 $ à 2 500 $.» Une seule séance de speed jobbing permet à un employeur de recruter six ou sept candidats, selon lui.

«Le speed jobbing, c'est pour les postes standards [des emplois peu spécialisés], soit la majorité des emplois offerts au Québec, précise Hakim Chikh. Ce n'est pas pour des postes de cadres ou d'ingénieurs, où il faut des entrevues beaucoup plus approfondies.»

À la fin de mars, le Magazine Jobboom a sollicité les commentaires de professionnels du recrutement et de la gestion des ressources humaines, notamment les firmes montréalaises Accountemps, OfficeTeam, Mercer et Robert Half Legal. Aucune n'avait entendu parler du speed jobbing.

Mode ou service novateur? Difficile à dire. Directrice de la recherche à la Télé-université (Université du Québec) et spécialiste de l'économie du travail, Diane-Gabrielle Tremblay ne connaissait pas davantage la formule lorsque nous avons communiqué avec elle. Sa réaction immédiate : «Une entrevue de huit minutes, c'est superficiel, mais c'est peut-être mieux qu'un CV. Pour certaines personnes, ça peut représenter une chance supplémentaire [de se faire valoir devant un recruteur] et l'occasion de s'habituer aux entrevues de sélection.

«Il ne suffit pas d'avoir un CV avec de bonnes compétences, poursuit-elle. Le savoir-être, les rapports sociaux et le travail en équipe sont très importants. Dans un contexte comme le speed jobbing, on voit peut-être mieux le comportement social des individus.»

Angelo Soares, professeur de gestion des ressources humaines à l'École des Sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal, refuse pour sa part d'accorder la moindre valeur au speed jobbing.

«Je trouve ça aberrant, dit-il d'emblée. Pour une raison bien simple : en entrevue, il y a ce qu'on appelle des biais de perception. Les gens qui rencontrent quelqu'un en quelques minutes s'appuient sur leurs premières impressions. Et les premières impressions nous trompent souvent, nous n'avons pas assez d'informations pour porter un jugement sur une personne. Dans une entrevue, il faut plus que quelques minutes pour briser cette première impression, pour démontrer nos compétences d'une manière plus détaillée.

«Aujourd'hui, les gens veulent que tout se passe vite, déplore Angelo Soares. Pour moi, le speed jobbing, c'est du McRecrutement.»

En emploi comme en amour, certains préfèrent prendre leur temps, tandis que d'autres...




  • Au suivant!
  • La bonne impression



  • carnet web
     
    Accueil Jobboom
     

     


    Commentaires: lemagazine@jobboom.com
    Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
    Jobboom est une division de Canoë inc.