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[Formation | Emploi]
Rester motivé
Il n'y a pas que des cours d'administration, d'informatique, de santé et de langues qui soient disponibles dans le Web. Il est également possible de suivre des cours théoriques de tricot, de cuisine et même d'équitation! C'est ce que permet Thot Cursus, une entreprise de Wendake, dans la région de Québec, qui a créé une plate-forme technologique qui regroupe l'ensemble des formations à distance offertes par les quelque 300 établissements d'enseignement francophones dans le monde. Ainsi, un Québécois peut facilement avoir accès à des cours d'administration publique à l'Université de Moncton ou à une formation en chimie à l'Université de Nantes, en France...
Les étudiants trouvent de nombreux avantages à la formation virtuelle. «J'ai déjà suivi un cours en salle à l'université et je n'ai pas aimé. Se déplacer, attendre le professeur, prendre des notes, c'est une perte de temps énorme», estime René Laquerre. Marie-France Choquet partage cet avis. «En travaillant à temps plein, c'est difficile de se payer le luxe de se déplacer trois ou quatre fois par semaine. Mes cours, je les suis bien toute seule. Ce mode d'apprentissage me convient, car je suis autodidacte.»
Et comment composer avec le manque de contacts avec le professeur et les autres étudiants? Est-ce parfois un facteur de démotivation? Selon les établissements, tuteurs, chargés d'encadrement ou professeurs ont justement la tâche de faire en sorte que les étudiants ne se sentent pas trop abandonnés à leur sort. «Le tuteur s'occupe de l'évaluation des étudiants, mais est aussi un soutien à l'apprentissage et à la motivation. Par exemple, il peut aider un étudiant à mieux gérer son temps d'étude ou le conseiller sur des méthodes de travail efficaces. C'est très important pour éviter les abandons de cours», explique Denise Brodeur, responsable du tutorat au Cégep@distance.
Pour briser l'isolement, René Laquerre s'implique quant à lui dans la vie étudiante virtuelle. «J'écris une chronique une fois par mois dans le Sans papier, le journal électronique des étudiants de la TÉLUQ. J'échange aussi avec d'autres étudiants dans des forums Internet.»
Jean-François Forgues estime pour sa part que les cours en ligne permettent plus d'interactions que les cours magistraux. «Quand un étudiant pose une question dans un forum, il reçoit rapidement une réponse d'un autre apprenant ou du professeur. Et souvent les messages sont très chaleureux. D'ailleurs, de plus en plus de nos enseignants demandent d'avoir un ou deux cours en ligne dans leur charge de travail parce qu'ils trouvent ce mode d'apprentissage plus personnalisé.»
«Notre réseau est étendu partout au Québec et en Ontario. Déplacer nos employés pour de la formation est très coûteux. L'enseignement en ligne permet de baisser énormément les coûts de formation.»
- Carmen CoMeau, directrice au développement des talents et de la relève, desjardins

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