accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire

  [Formation | Emploi]
Étudier en français hors du Québec
À l'est comme à l'Ouest

par Stéphane Gagné

Ils sont jeunes et veulent renforcer leurs compétences linguistiques. Ou encore, ils ont simplement besoin de voir du pays. Quand il est question d'étudier en français dans une autre province, le baluchon a ses raisons.

Hugo Bergeron, 30 ans, est originaire de la Gaspésie. Il termine cette année un baccalauréat en arts et pédagogie au campus de Pointe-de-l'Église de l'Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse. En processus d'embauche au moment de l'entrevue, il ira sans doute bientôt enseigner le français à Whitehorse, au Yukon. Pour lui, c'est l'ultime aboutissement de ses années d'études en français dans une autre province, une expérience qui l'a ravi.

C'est aussi la réussite de sa réorientation de carrière. Auparavant, Hugo Bergeron avait obtenu un baccalauréat en éducation à l'Université du Québec à Trois-Rivières et il avait ensuite tenté en vain de travailler comme professeur d'éducation physique.

Afin d'améliorer sa situation, il est venu étudier à l'Université Sainte-Anne. «Cela a été tout un contraste avec la formation que j'ai reçue au Québec, affirme-t-il. D'abord, le campus est à une échelle plus humaine : il ne compte que 400 étudiants. De plus, l'Université garantit un maximum de 20 étudiants par classe. J'ai même eu un cours où nous n'étions que cinq!»

Cependant, il est venu étudier en Nouvelle-Écosse pour une autre raison. «L'Université a un service de placement hors pair. Le taux de placement est très élevé et il s'agit de bons emplois, pas de suppléance [dans le cas des sortants en éducation].»

Autre avantage de taille, un bilinguisme garanti qui facilitera la recherche d'emploi des diplômés. «Les cours d'anglais sont obligatoires et visent à rendre l'étudiant bilingue à la fin de ses études.»

L'Université Sainte-Anne, seule institution postsecondaire de langue française en Nouvelle-Écosse, permet aux francophones d'étudier dans leur langue tout en vivant dans un milieu anglophone. Il n'y a que 5 % de Québécois sur le campus. Bien que les droits de scolarité soient plus élevés qu'au Québec (500 $ par cours au lieu de 250 $), Hugo Bergeron croit qu'il est avantageux d'étudier dans cet établissement, ne serait-ce que pour la possibilité d'épargner une année de scolarité. Ailleurs au Canada, le secondaire dure six ans et il n'y a pas de cégep. L'élève s'épargne ainsi la deuxième année du collégial. De plus, un Québécois qui étudie ailleurs au Canada reste admissible au régime de prêts et bourses selon les mêmes modalités qu'au Québec.

Petits Québec
Comme l'Université Sainte-Anne, les institutions d'enseignement postsecondaire francophones canadiennes sont souvent de petite taille. Par exemple, près d'Hawkesbury en Ontario, le Collège d'Alfred, établissement rattaché à l'Université de Guelph, accueille chaque année 145 étudiants. On y enseigne tous les métiers liés à l'agroalimentaire. Les étudiants sont Ontariens, Néo-Brunswickois ou Africains et, bien sûr, Québécois (deux étudiants sur cinq).

La Faculté Saint-Jean, à Edmonton, une composante de l'Université de l'Alberta, est aussi de petite taille. Elle compte 675 étudiants.

«Seulement 5 % des étudiants proviennent du Québec [les autres sont surtout des Franco-Albertains et des anglophones en immersion]», affirme Denis Fontaine, directeur du recrutement et des services aux étudiants, qui souhaite hausser la part des Québécois à 10 ou 15 % pour conserver le caractère francophone de l'institution. «Les droits de scolarité exigés en Alberta sont cependant un réel obstacle. Ici, une année scolaire coûte deux fois plus cher qu'au Québec.»

Pour qui?
Les étudiants qui souhaitent parfaire leurs connaissances de l'anglais et qui ont le goût de découvrir une autre province.

Étudier où et quoi?
On peut étudier en français d'un océan à l'autre, sauf à Terre-Neuve et dans les Territoires du Nord-Ouest, où aucun établissement d'enseignement n'offre des cours en français.

Pour connaître les collèges francophones hors du Québec, cliquez sur www.rccfc.ca/1200.html, puis consultez la base de données de l'Association des collèges et universités du Canada à l'adresse oraweb.aucc.ca/showdcu_f.html pour avoir un aperçu des établissements et des programmes d'études offerts.

Quand peut-on être admis?
Pendant ses études collégiales ou après l'obtention d'un diplôme d'études collégiales ou universitaires. Chaque province a ses critères d'admission. Informez-vous auprès des établissements d'enseignement qui vous intéressent. Il est possible que l'étudiant québécois doive suivre des cours préalables avant d'être admis dans le programme qui l'intéresse. (S. G.)


  • Filer à la française
  • À l'est comme à l'Ouest



  • carnet web
     
    Accueil Jobboom
     

     


    Commentaires: lemagazine@jobboom.com
    Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
    Jobboom est une division de Canoë inc.