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[Formation | Emploi] Étudier et travailler hors du QuébecFiler à la française par Stéphane Gagné Le Canada est un beau grand pays bilingue! Quoique discutable, cette affirmation repose sur un fond de vérité. Car il est réellement possible de faire carrière en français dans le Rest of Canada, tout comme ailleurs dans le monde.
Au pays, des entreprises oeuvrant dans tous les domaines, tels les assurances, les services bancaires, la culture, les soins de santé, ont besoin de personnel francophone.En Ontario, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba notamment, où les francophones sont considérablement plus nombreux qu'en Saskatchewan, les possibilités de travailler en français sont encore plus grandes, selon le Réseau national de développement économique francophone, un organisme qui favorise le développement économique et la création d'emplois dans les communautés francophones et acadiennes du Canada. Au pays, des entreprises oeuvrant dans tous les domaines, tels les assurances, les services bancaires, la culture, les soins de santé, ont besoin de personnel francophone. «Nous avons couramment des Québécois francophones qui travaillent pour nous, rapporte André Leblanc, directeur de la succursale de la Banque Royale de Metaghan, en Nouvelle-Écosse. Ils sont un atout pour la banque et ils ont une bonne réputation. Les travailleurs bilingues sont recherchés, mais les unilingues francophones peuvent aussi apprendre l'anglais en travaillant.» Le monde est tout près Ailleurs dans la vaste toile de la francophonie mondiale, des entreprises recherchent des travailleurs québécois pour pourvoir à divers postes et font souvent appel à des agences de placement pour faciliter le recrutement. Planète ZETA, qui fournit en ressources humaines des clients européens, notamment, est une de ces agences. «Nous avons une vingtaine d'employés qui ont des mandats dans des entreprises situées à Paris et à Nice, affirme Marie Devreu, conseillère en relations humaines et en recrutement. Ils travaillent tous dans le domaine des technologies de l'information.» Pour recruter ces gens, Planète ZETA possède une banque active de 500 candidats. «Nous vérifions régulièrement leur intérêt pour un mandat à l'étranger, car leur situation professionnelle ou familiale peut avoir changé», dit Marie Devreu. Gaston Phaneuf, directeur de l'agence de recrutement Ouellet Camirand et Associés, recrute aussi des informaticiens francophones destinés à travailler dans les milieux bancaires et financiers français. «L'un des critères importants d'embauche est la capacité de bien écrire et s'exprimer en français, dit-il. Le principal lieu de travail est Paris, dans de grandes entreprises de consultation telles que CGI, DMR ou Cap Gemini. Cependant, il arrive quelquefois que ces entreprises aient besoin d'informaticiens dans d'autres pays francophones d'Europe.» L'Europe vieillissante recherche également du personnel francophone dans plusieurs secteurs d'emploi, par exemple la métallurgie, l'hôtellerie et la santé.Des entreprises d'ici comme Alcan, le Cirque du Soleil et Bombardier envoient aussi fréquemment plusieurs travailleurs à l'étranger pour honorer un contrat ou assurer la poursuite de leurs activités régulières, indique Barbara Vyncke, directrice des opérations du bureau montréalais de Primacy Relocation, une entreprise offrant un service de soutien à la relocalisation d'employés. L'Europe vieillissante recherche également du personnel francophone dans plusieurs secteurs d'emploi, par exemple la métallurgie, l'hôtellerie et la santé (infirmières et médecins surtout). Selon Joseph Catino, responsable de la Chancellerie consulaire au Consulat de France, ces manques de main-d'oeuvre ne sont toujours pas résolus et il y a encore d'intéressantes occasions de carrière. |
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