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[Formation | Emploi]
L'exemple du Bas-Saint-Laurent
Le Bas-Saint-Laurent a déjà expérimenté une réduction dramatique de la possibilité forestière de ses résineux, bien avant le reste du Québec, en 2000. Ne restait plus que le peuplier faux tremble, ou presque, à se mettre sous la dent de scie! «C'est comme de la mauvaise herbe : il est abondant ici et il pousse vite, mais il ne sèche pas comme les autres essences et il est dur à scier. Avant 2000, les compagnies le laissaient donc en forêt ou transformaient leurs beaux billots de peuplier faux tremble en copeaux», raconte Richard Savard, adjoint à la direction et responsable des dossiers forêts à la Conférence régionale des éluEs (sic) du Bas-Saint-Laurent.
Ce feuillu n'étant pas visé par la réduction de 20 % de la possibilité forestière, les industriels et les élus avaient intérêt à changer leurs habitudes pour tirer le maximum de valeur de cette «mauvaise herbe». La région s'est donc retroussé les manches et en fait maintenant des planches - et de la sciure, en faisant les planches - qui servent à fabriquer des panneaux, des cercueils ou des composants de palettes de transport. «Nous avons créé plus d'emplois que nous en avons perdu depuis avec la réduction de coupe de 20 %», se félicite Richard Savard.
La R-D peut aussi changer les façons de faire. «On a toujours dit qu'il ne fallait pas mettre plus de 8 % d'écorce dans la sciure à la base des panneaux de particules, dit Ahmed Koubaa. Or, des recherches ont montré qu'on peut monter jusqu'à 25 %.» Cela veut dire qu'on peut utiliser plus de déchets forestiers et, donc, même avec moins d'arbres à couper, fabriquer autant de produits de bois.
D'autres transformations qui semblent particulièrement prometteuses sont le bois d'ingénierie et le bois d'apparence, respectivement des pièces usinées qui servent dans la construction et des arbres qu'on «déroule» pour les plaquer sur une surface de moins bonne qualité. Un autre gros marché potentiel, qui reste à explorer, concerne les composants de maisons préfabriquées : des pièces en bois très précises qui permettent de construire plus rapidement les maisons et, par conséquent, d'économiser sur les coûts de la main-d'oeuvre.
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