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[Formation | Emploi]
Moins gros et plus fin
Les gagne-pain plus traditionnels de la forêt risquent aussi de changer. Pour survivre, en effet, toute l'industrie est appelée à accélérer le virage vers la troisième transformation.
«Le Québec devra passer de la production de gros volumes de produits peu transformés comme les colombages ou le papier journal à une production orientée vers la qualité, la précision et l'innovation», juge Ahmed Koubaa, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la valorisation, la caractérisation et la transformation du bois. Il pense notamment à la fabrication de portes et fenêtres, de papiers fins, de dessus de table ou de planchers de bois franc.
«Le Québec devra passer de la production de gros volumes de produits peu transformés comme les colombages ou le papier journal à une production orientée vers la qualité, la précision et l'innovation.»
- Ahmed Koubaa, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la valorisation, la caractérisation et la transformation du bois
Pour en arriver là, il y a encore du chemin à parcourir. Selon une étude du ministère des Ressources naturelles et de la Faune de 2003, encore 72 % de nos résineux et 46 % de nos feuillus sont exportés tels quels quand ils sortent des scieries, sans transformation additionnelle. Le portrait n'est pas plus réjouissant du côté de la recherche et développement. Selon la publication spécialisée dans le domaine Re$earch Money, sur les 100 compagnies canadiennes qui ont le plus investi en R-D au cours de l'année 2004, il y a une seule forestière : Tembec.

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