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[Marché du travail]
Acceptée, mais difficile à appliquer
La Loi sur les normes du travail est généralement bien perçue, surtout chez les organismes de défense des travailleurs. «Avec la Loi, on peut nommer le problème et donner des outils aux victimes de harcèlement psychologique au travail», se réjouit Anne Sarrasin, responsable des services d'information de l'organisme de défense des non-syndiqués Au bas de l'échelle.
«La Loi a un effet de dissuasion», ajoute pour sa part Angelo Soares, professeur de gestion des ressources humaines à l'Université du Québec à Montréal et l'un des spécialistes qui ont participé à l'élaboration de la législation.
Anne Le Bel, vice-présidente, développement stratégique et communications au Conseil du patronat, déplore que la Loi ne responsabilise pas tous les acteurs du monde du travail. «La Commission des normes envoie le message que c'est la responsabilité de l'entreprise - employés, syndicats et patrons -, mais dans l'application de la Loi, c'est la responsabilité de l'employeur seul. C'est là que le bât blesse.
«Nous avons cependant adhéré à la politique de sensibilisation et de formation visant tous les acteurs du marché du travail qui accompagnait la Loi. Tous doivent véhiculer le message que le harcèlement psychologique en milieu de travail, ça ne devrait pas exister.»
C'est dans l'application de la Loi que surgissent les embûches, d'autant plus qu'il n'existe pas de jurisprudence. Par exemple, nombre de travailleurs distinguent mal le droit de gérance (lorsque le supérieur donne des ordres aux employés) du harcèlement. «En milieu syndical, c'est plus facile, on a des règles, des conventions collectives. Malgré cela, il y a de la confusion dans la tête des gens : tout peut être du harcèlement», note Francine Burnonville, coordonnatrice du réseau des délégués sociaux du Conseil régional Montréal métropolitain de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.
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La loi de la jungle
Traitement préventif

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