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[Formation | Emploi]
La main-d'oeuvre en tourisme
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«Tout comme le milieu culturel, le tourisme n'est pas un domaine que l'on choisit par hasard. Il faut aimer le contact avec les autres et être passionné. Les professionnels aguerris en tourisme se distinguent par leur formation, mais surtout par l'expérience acquise», affirme Adèle Girard, directrice générale du Comité québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT).
Cet apprentissage pratique s'acquiert facilement. Pour les étudiants en tourisme, il est aisé de décrocher un emploi saisonnier et de se forger une expérience concrète. De plus, l'industrie touristique, particulièrement la restauration, constitue la porte d'entrée sur le marché du travail pour nombre de jeunes.
Cette relative ouverture ne doit pas éclipser les difficultés que connaissent les employeurs. D'après un sondage du CQRHT, le taux de roulement de personnel dans l'industrie est de 30 %, un niveau élevé qui n'est pas sans conséquences sur la gestion des ressources humaines et la qualité des services.
L'autre talon d'Achille du recrutement est la saisonnalité des emplois, même si celle-ci ne concerne que 25 % du secteur et est limitée aux régions-ressources, nuance Adèle Girard. «Les trois quarts de l'industrie se concentrent dans les grosses régions touristiques que sont Montréal, Québec, les Laurentides, la Montérégie et les Cantons-de-l'Est. Là, les gens travaillent toute l'année. Il n'y a de saisonnalité qu'en été pour le personnel supplémentaire embauché en période d'affluence, essentiellement des étudiants.»
Adèle Girard rappelle que les travailleurs du tourisme doivent maîtriser plusieurs langues, du moins l'anglais qui, s'il est de bonne qualité à Montréal, demeure encore aléatoire en région. Understood? (L. R.)
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