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[Formation | Emploi]
Nouvelles pistes
Photos : Jean-Pierre Huard - Parc national de Miguasha
En octobre 2004, la Chaire de Tourisme de l'École des Sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) observait une forte demande d'activités de plein air dites d'aventure douce. Et c'est tant mieux! L'écotourisme, ou le tourisme en milieu naturel, est un domaine dans lequel le Québec ne manque pas d'atouts. L'équipe du Magazine Jobboom a fait commenter trois grandes pistes de développement par des spécialistes.
Le fleuve Saint-Laurent
«Le Saint-Laurent est au "top" de son développement», clame Jean-Paul Desjardins, président du conseil d'administration de l'Office de tourisme et des congrès de Québec. À l'automne dernier, une analyse de la Chaire de Tourisme de l'UQAM évaluait que les croisières-excursions sur le fleuve génèrent des revenus annuels de 44 millions de dollars. «Avec plus d'un million de passagers en 2003, la démonstration est faite que les croisières au Québec sont un must!» poursuit Jean-Paul Desjardins. Mais il y a tout de même de l'ouvrage : pour l'heure, certains ports sur le Saint-Laurent font peine à voir et les marinas sont saturées. Résultat : les plaisanciers passent tout droit.
La forêt boréale
Les parcs naturels, qu'ils soient administrés par les municipalités ou les gouvernements, sont nombreux au Québec. Pourtant, la forêt boréale, qui traverse la province de bout en bout, est représentée dans peu d'entre eux. Pourrait-on traiter la forêt en joyau touristique tout en protégeant son écosystème unique? C'est une gageure, mais c'est possible, selon Louise Nadeau, directrice de l'organisme de promotion Le Québec Maritime et spécialiste du tourisme en région. «Mais plutôt que de créer d'autres parcs pour promouvoir la forêt boréale, nous devrions voir à la qualité de ceux qui existent déjà et qui représentent divers écosystèmes, suggère-t-elle. Par exemple, saviez-vous que nous avons au Québec un parc classé patrimoine naturel de l'humanité par l'UNESCO? C'est le Parc de Miguasha, en Gaspésie...»
Les sentiers de longue randonnée
Randonnées en été, ski de fond en hiver, les sentiers sont une valeur sûre. Par exemple, les Laurentides bénéficient d'un des plus vastes réseaux de sentiers interreliés en Amérique. Plus de 1 000 kilomètres de pistes, tracés pour la plupart au début du XXe siècle par des légendes du ski comme Herman Smith-Johannsen, alias Jackrabbit, connectent de nombreux villages comme Val-David, Sainte-Marguerite, Morin-Heights et Sainte-Agathe. Malheureusement, ce patrimoine est menacé par le développement immobilier, comme la plupart des autres réseaux de sentiers du Québec, d'ailleurs.
Cependant, les choses bougent, selon Jean-Marie Croteau, coordonnateur des Sentiers de l'Estrie. «De nombreuses municipalités ont compris l'importance touristique des sentiers, et en aménagent le long de leurs cours d'eau.» L'aménagement du Sentier national au Québec confirme cette tendance. Lorsqu'il sera achevé dans quelques années, il reliera huit régions, de la Gaspésie à l'Outaouais. La Fédération québécoise de la marche, qui chapeaute ce projet, encourage vivement la réalisation de cette «épine dorsale», qui sera un bel exemple de collaboration régionale et un pas de plus vers un attrait de calibre international au Québec. (L. R.)
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