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  [Formation | Emploi]

Notre or blanc
L'initiative du Québec Maritime, un organisme de promotion chapeauté par les cinq ATR de l'est du Québec, est un bel exemple de cohésion permettant de défendre un argument marketing fort. Depuis huit ans, les régions de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent, de Manicouagan et de Duplessis se sont réunies pour promouvoir, à l'international, l'ensemble des attraits de leur coin de pays.

Cette expérience n'est sans doute pas transposable partout, toutes les régions n'ayant pas de tels atours, mais elle est intéressante et a fait des émules chez les voisines, soit Québec et Chaudière-Appalaches.

Certaines régions, le Témiscamingue par exemple, souffrent de la distance qui les sépare des centres urbains ou de l'absence d'un aéroport international à proximité. C'est un obstacle à surmonter. En revanche, le long et rude hiver québécois est tout sauf un handicap. La Belle Province est la première destination pour les amateurs de motoneige. Le Carnaval de Québec attire de plus en plus d'adeptes et l'Hôtel de glace de Valcartier est un franc succès; la plus grosse réalisation touristique des dernières années au Québec, la station Tremblant, mise sur le ski... «Le potentiel de chacune des régions touristiques est différent, reconnaît Louis Rome, mais il faut que ce potentiel soit exploité au maximum. Pour certaines régions, le tourisme est une priorité, comme au Saguenay, en Gaspésie ou dans les Laurentides. Pour d'autres, il n'est pas prioritaire. Or, l'industrie touristique permet de diversifier l'économie et favorise l'autonomie des régions.»

Mais tout le monde n'est pas partant d'emblée pour développer le tourisme sur son territoire. Longtemps, certaines municipalités envisageaient le tourisme comme une activité d'appoint, peu exigeante, abordée avec un manque de professionnalisme, rapporte Jean-Paul Desjardins.

Les spécialistes interviewés reconnaissent que l'industrie québécoise du tourisme doit s'améliorer, en développant notamment son image de marque et en assurant une qualité d'accueil plus égale d'une région à l'autre. Mais ils rappellent aussi que c'est également une industrie très jeune : une trentaine d'années seulement. Si son développement a connu - et connaît encore - des ratés, il faut tenir compte du chemin parcouru en si peu de temps. Le tourisme au Québec peut encore faire des faux pas, trébucher, se redresser... «Tant qu'il ne se défigure pas!» conclut Jean-Paul Desjardins.




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