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[Formation | Emploi]
Fini la cacophonie
De son côté, l'ancien ministère du Tourisme du Québec - aboli lors du remaniement ministériel de février dernier et intégré en tant que division du nouveau ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation - semblait être d'accord qu'un certain époussetage était devenu essentiel. L'an dernier, il avait réuni les acteurs du secteur (associations touristiques régionales, Tourisme Montréal, Tourisme Québec, etc.) autour d'une «table de concertation» et leurs réflexions ont récemment abouti.
Ainsi, Tourisme Québec, l'agence promotionnelle de la province, annoncera ce printemps que pour sa promotion, le Québec misera dorénavant non plus sur 21 régions touristiques, mais sur quatre grands axes : le Québec des grandes villes, le Québec du Saint-Laurent et de ses affluents, le Québec de la villégiature et de l'aventure douce, et le Québec grande nature.
«Cela a été long, il a fallu un an pour convaincre tout le monde de prendre ce virage», souligne Jean-Paul Desjardins, président du conseil d'administration de l'Office de tourisme et des congrès de Québec, et spécialiste en marketing stratégique dans le tourisme. «Le Québec peut être une destination moyenne, voire haut de gamme, et il faut le vendre avec des arguments qui portent.»
C'est un tournant marquant, car le tourisme québécois repose actuellement sur 21 régions touristiques, réunies sous la bannière des Associations touristiques régionales (ATR). Par exemple, Laval est une région touristique, au même titre que Montréal ou les Cantons-de-l'Est. De son côté, l'Ontario n'en a que sept, et elles ont vu croître l'emploi touristique de 18 % dans leurs contrées rurales entre 1996 et 2003, comparativement à 8 % chez nous...
Les ATR ont un avantage certain : elles connaissent leur région par coeur et, donc, leur «produit». L'accueil, la promotion et le développement touristiques sont leurs mandats. Ainsi, chaque région est indépendante et déploie les actions qu'elle juge utiles pour promouvoir ses attraits, infrastructures et autres sites.
Selon Louis Rome, directeur des ATR associées du Québec, le nombre de régions désignées importe peu. Ce qui compte, c'est l'efficacité de chacune. «Dans nos relations avec Tourisme Québec et entre membres, il faut clarifier les rôles de chacune des régions, s'assurer de comprendre qui fait quoi. Ainsi, nous serons plus efficaces.»
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