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[Formation | Emploi]
Le commerce de l'alimentation
Popote maison chez l'épicier
Alors qu'il n'y a pas si longtemps, les produits biologiques étaient l'apanage des magasins spécialisés et de quelques étals dans les marchés publics, leur distribution au détail s'étend maintenant aux grandes chaînes d'alimentation. Par exemple, Loblaws a augmenté sa gamme de produits maison biologiques et a pour objectif de réaliser 5 % de son chiffre d'affaires dans la vente de produits biologiques, selon le MAPAQ. De son côté, le groupe Sobeys (IGA) offre depuis l'an 2000 une gamme variée de produits bio, principalement dans le secteur des fruits et légumes.
Metro fait de même, et les produits de cette catégorie occupent aujourd'hui entre 5 et 10 % des tablettes de ses magasins. Des savons aux condiments, en passant par les plats prêts à manger, la chaîne offre désormais quelque 1 200 produits biologiques, indique Jacques Thibault, directeur du développement et de la gestion d'espace chez Metro. «Dans 95 % des cas, on travaille avec des fournisseurs pour que le produit soit conforme aux normes strictes de salubrité et de qualité égale. Cependant, on a quelques magasins indépendants qui, eux, ont leur propre cuisine sur les lieux et produisent le prêt-à-manger avec leurs recettes maison.»
Après les bouchers, les boulangers, les poissonniers, c'est donc au tour des cuisiniers de faire leur entrée dans les grands magasins d'alimentation. «C'est une tendance que l'on observe depuis quelques années, confirme Michel Payette, directeur général du Comité sectoriel de main-d'oeuvre du commerce de l'alimentation. Les grandes chaînes sont allées chercher des cuisiniers dans des restaurants et des auberges pour qu'ils créent des recettes en magasin. Souvent, ce sont les commis qui exécutent ces recettes alors qu'auparavant, ils ne faisaient qu'emballer les aliments.»
Par ailleurs, Michel Payette estime que le travail des commis est devenu plus complexe, car outre leur implication dans le secteur des mets préparés, ils doivent également faire face aux questions plus fréquentes des consommateurs sur les produits. «On examine la possibilité de mettre en place une formation pour l'obtention d'une attestation d'études professionnelles (AEP), pour la connaissance des produits et l'exécution de mets préparés.»
Les employeurs du commerce de l'alimentation cherchent constamment à recruter de nouveaux employés pour compenser le roulement de main-d'oeuvre et les départs à la retraite. Commis, magasiniers, caissiers sont les emplois de premier niveau facilement accessibles. La demande de plats «prêts-à-manger-faits-maison» intensifie l'embauche des cuisiniers, bouchers, poissonniers et la formation des commis pour les seconder dans les cuisines... du magasin!
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