accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire

  [À la une]
Le travail au noir
recherche et rédaction : Anick Perreault-Labelle
coordination : Éric Grenier
photos : Luc Lavergne

Pour les gouvernements provincial et fédéral, qui vole un oeuf vole un boeuf! Ainsi, chaque dollar dissimulé au fisc est traité comme un crime de bandits des grands chemins.

Cela se comprend : au Québec, l'économie souterraine ferait perdre plus de trois milliards de dollars par année au gouvernement. Sans compter la fraude fiscale et les centaines de millions que certains contribuables transfèrent dans des paradis fiscaux. Mais pour de nombreux Québécois, le travail au noir n'est que justice devant un État trop gourmand.

Qui se fait ainsi cachottier auprès du Grand Percepteur?


Le travail au noir et les jeunes
Sans retenue

Les moins de 35 ans sont plus prompts à frauder le fisc que leurs aînés. Ces jeunes qui ne paient pas tous leurs impôts et taxes ne seraient pas plus malhonnêtes que leurs parents : ils se trouveraient plutôt dans une situation économiquement précaire et seraient sceptiques face à l'utilité de l'État. Est-ce justifié?

Dans le monde virtuel des dossiers fiscaux, Charles travaille à forfait comme technicien en architecture. Dans la réalité du plancher des vaches, cependant, il est technicien en architecture ET menuisier.

Entre deux contrats dans son bureau d'architecture, il use du marteau, de l'égoïne et du rabot à l'insu de l'État. «Je verse déjà pas mal d'impôts et travailler au noir me permet de ramener un peu le balancier de mon bord», se justifie-t-il. L'homme dans la trentaine dissimule, en moyenne, de 15 à 20 % de ses revenus aux gouvernements.

Ce jeune papa n'est pas le seul dans cette situation. Quand vient le temps de cacher au fisc les dollars gagnés à la sueur de leur front, les citoyens des générations X, et leurs benjamins Y, n'expriment guère de remords de conscience. Chose certaine, ils ont moins de repentir que leurs parents et leurs grands-parents ont pu en avoir.

Les Québécois âgés de 18 à 34 ans seraient presque deux fois plus nombreux à frauder le fisc que les 55 ans et plus. C'est le constat qu'ont fait, il y a six ans, deux chercheurs de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), Yves Boisvert et Guy Bédard, alors respectivement chercheur en éthique publique et étudiant postdoctoral en science politique à la Chaire Fernand-Dumont sur la culture de l'INRS.

Selon leur étude, 71 % des 18 à 34 ans auraient déjà fraudé le fisc, contre à peine 42 % des plus de 55 ans. En clair, les trois quarts des jeunes ont déjà travaillé au noir, acheté des cigarettes de contrebande, «oublié» de rapporter certains achats effectués à l'étranger ou ont trouvé une astuce pour ne pas payer toutes les taxes sur leurs emplettes.




  • Le travail au noir
  • Impôts à deux vitesses
  • Souterrain vague



  • carnet web
     
    Accueil Jobboom
     

     


    Commentaires: lemagazine@jobboom.com
    Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
    Jobboom est une division de Canoë inc.