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[Formation | Emploi]
Manque de racines
Du côté politique, le plan d'action quinquennal en formation continue adopté en 2002 par le gouvernement péquiste a été endossé et reconduit par l'équipe de Jean Charest en 2003. Depuis, un Comité national de suivi de l'implantation de la politique a été mis sur pied et regroupe tous les organismes et ministères intéressés par la formation continue. Il semble que, deux ans après avoir été mis de l'avant, ce plan d'action fasse des petits. Plusieurs objectifs ont été dépassés dans les domaines de l'alphabétisation, de l'apprentissage en milieu de travail, de la reconnaissance des acquis et des compétences, etc.
Bernard Normand, directeur général de l'Institut de coopération en éducation des adultes, croit toutefois que le gouvernement joue un double jeu : il endosse le plan d'action mais ne fournit pas toujours les ressources nécessaires pour répondre aux besoins. Ainsi, les organisations non gouvernementales (ONG), habituées de faire beaucoup avec peu, ont été menacées de coupes gouvernementales dans leurs activités de francisation par exemple, mais ont réussi à protéger la plupart de leurs acquis.
Ce spécialiste croit aussi qu'il y a de belles initiatives partout au Québec, peu connues et mal diffusées. Son organisme, qui fait la promotion de l'éducation des adultes et de la recherche sur le sujet, organise chaque année la Semaine québécoise des adultes en formation. L'an dernier, plus de 400 projets de formation y ont été présentés. «Les médias nationaux en parlent cependant peu et les gens qui donnent ces formations ne savent pas les vendre aux médias.»
L'appétit vient en mangeant, qu'ils disent.
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Formation discontinue
Des milliards, mais pas de miracles
La formation quoi?
Pour que ça clique!

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