









|
|
[Mode de vie]
Personne ne bouge!
Votre lieu de travail peut aussi fournir des occasions de se mettre en forme. À défaut d'avoir accès à une salle d'entraînement complète avec douches et sauna, il est possible de proposer des activités ou des installations sportives à son patron : l'aménagement de supports à vélos, l'accès à une salle de conférences qui sera transformée en classe d'aérobie à l'heure du midi, la mise sur pied de clubs de marche ou de jogging, par exemple. D'ailleurs, il est prouvé que l'activité physique au travail diminue les risques de blessures, de maladies et de dépression, soutient Julie Verrette. «Des employés en forme sont plus performants. Investir dans des séances d'activité physique ou des équipements d'entraînement est donc rentable pour un employeur.» Voilà un argument de poids!
Sachez aussi profiter des infrastructures et des programmes de votre municipalité. Du bain libre au patin en passant par les cours d'arts martiaux, un grand nombre d'activités sont offertes gratuitement ou à faible coût. Les clubs de marche, de jogging ou les groupes de mordus du plein air (parmi les plus connus, Bougex, Oxygène ou Elfetc, pour célibataires) représentent aussi des moyens stimulants de bouger à bon compte.
Malgré toute la bonne volonté du monde, vous rencontrerez un obstacle de taille dans la lutte à la sédentarité : votre horaire. Quand celui-ci déborde, l'activité physique est trop souvent la première sacrifiée, remarquent les experts. «Pourtant, prendre soin de soi devrait être une priorité. Il faut le noter à l'agenda et s'efforcer de respecter notre horaire», insiste Susan Guay, conseillère chez Kino-Québec.
Pour les victimes des horaires variables, le recours à un entraînement privé ou semi-privé (pour deux à quatre personnes) peut être la meilleure solution. «En inscrivant les rendez-vous à leur agenda, même les gens très occupés se donnent les moyens de respecter leurs engagements. L'entraînement semi-privé est intéressant pour les budgets plus serrés puisque quelques personnes se partagent les frais d'un entraîneur», ajoute Chantal Daigle, qui a oeuvré en milieu de travail. Cette formule s'adapte également bien aux besoins des mères à la maison, qui en profitent pour diviser les frais de garde entre elles.
Admettons que votre agenda est plus chargé que celui d'un premier ministre et que vous ne trouvez pas de temps pour un entraînement régulier. Mettez alors toutes les chances de votre côté : stationnez votre voiture loin de votre lieu de travail, prenez les escaliers plutôt que l'ascenseur ou allez marcher le midi. Dans la lutte contre la sédentarité, chaque pas compte.
L'abandon est le dernier obstacle qui guette votre beau programme de mise en forme. «Les trois premières semaines sont les plus difficiles et il faut s'accrocher. Il n'y a pas de recette miracle et on n'obtient pas les cuisses d'enfer de Marc Gagnon (médaillé olympique en patinage de vitesse) en une semaine!» lance Susan. «Il faut compter de six à huit semaines pour commencer à sentir les effets bénéfiques d'un entraînement», précise Chantal Daigle. Mais la partie est loin d'être terminée puisque pour maintenir les performances, il faut poursuivre inlassablement l'entraînement. «C'est un abonnement à vie!» conclut Julie Verrette.
 |
|
Et que ça saute!
Ça fesse!

|
|