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  [Mode de vie]
Mise en forme
Et que ça saute!

par Marie-Lyse Paquin
Photo : Patrick Deslandes

Depuis 30 ans, la part de l'horaire que consacre le Québécois moyen à l'activité physique fond comme du beurre dans la poêle. Avec un emploi du temps réglé au quart de tour, peu de travailleurs ont l'énergie de courir au gym trois fois par semaine. Comment garder la forme sans perdre la boule? Pistes.

Au pays, les Québécois sont les champions de la sédentarité. Les jeunes sont 40 % moins actifs que dans les années 1970, constate Kino-Québec, un organisme gouvernemental voué à la promotion de l'activité physique. Depuis quelques années, près d'un adulte sur deux a rejoint le clan des sédentaires. En effet, plusieurs Québécois diminuent ou abandonnent l'activité physique dès qu'ils atteignent l'âge adulte!

Pourtant, se tenir en forme demande quotidiennement autant de temps qu'il n'en faut pour regarder un épisode de Virginie. Pour briser le cercle de la sédentarité, Kino-Québec recommande 30 minutes d'activité physique modérée (la marche rapide, par exemple) par jour, qu'on s'y consacre tout d'un bloc ou à raison de 10 ou 15 minutes à la fois.

Hum. Mais est-ce que les allers-retours à l'imprimante comptent?

Une activité physique digne de ce nom doit entraîner une certaine fatigue musculaire, répond Julie Verrette, conseillère en promotion de la santé chez Kino-Québec. «Cela ne signifie pas une fatigue généralisée. Pour atteindre une bonne condition physique, on doit accorder de l'importance à quatre composantes : l'augmentation de la capacité aérobie du système cardiovasculaire, le développement de la masse musculaire, la stabilité du tronc (résultant d'un renforcement de la musculature abdominale) et la souplesse.» En somme, il ne suffit pas d'avoir des muscles gonflés à bloc ni de posséder une silhouette de rêve pour être en bonne forme physique.

Première étape vers l'affranchissement du canapé : déterminer si on préfère bouger dehors ou à l'intérieur. Pour partir du bon pied, mieux vaut commencer par consulter un kinésiologue ou un entraîneur qualifié en sciences de l'activité physique. Ce spécialiste vous conseillera des activités en fonction de votre condition physique, de vos aptitudes, de votre emploi du temps et de votre budget. «Souvent les gens tentent de se lancer par eux-mêmes sans encadrement et peuvent se blesser ou ne pas obtenir les résultats escomptés», précise Chantal Daigle, coordonnatrice de la formation pratique au Département de kinésiologie de l'Université de Montréal. Le kinésiologue - dont les tarifs oscillent entre 40 $ et 100 $ l'heure - évalue la condition physique, élabore un programme d'entraînement et peut même offrir des séances d'entraînement personnalisé.

«Lorsque vous reprenez l'activité physique, il est important de le faire graduellement et de ne pas pousser votre corps trop loin. L'exercice ne devrait pas être douloureux. Si vous avez mal, il faut arrêter», insiste Julie Verrette. Autre règle d'or : choisir une activité que vous aimez, ajoute-t-elle.




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