









|
|
[Mode de vie]
La Camaro des années 2000
Alors que le téléphone cellulaire poursuit sa succession de mutations, ses utilisateurs s'approprient cette technologie au point de personnaliser l'objet davantage qu'un char sport des années 1970. Mais au lieu d'ajouter enjoliveurs chromés, ailerons profilés ou silencieux qui font vroum-vroum, c'est grâce à une chaînette dorée, à un étui en cuirette, à une sonnerie choisie ou à un boîtier multicolore qu'ils expriment désormais leur individualité!
Peter Barnes, président de l'Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS), constate d'ailleurs que la personnalisation d'un cellulaire est devenue un phénomène social, notamment chez certains utilisateurs pour qui l'appareil est une extension d'eux-mêmes. «Le côté affirmation personnelle se développe. Dans certains cas, c'est un fashion statement», dit-il.
De son côté, André Caron, du Centre interdisciplinaire de recherche sur les technologies émergentes de l'Université de Montréal, observe lui aussi une tendance à s'approprier l'objet. «Il y a des jeunes qui font en sorte que le cellulaire s'harmonise à leur tenue vestimentaire.»
Dans une récente recherche à propos de la relation qu'entretiennent les jeunes avec le sans-fil, il conclut d'ailleurs que le cellulaire est carrément une extension du corps. «Il sert à attirer l'attention et s'il est personnalisé, il dit quelque chose sur son utilisateur.»
Les insolences d'un cellulaire
La Camaro des années 2000

|
|