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[Mode de vie]
Assommantes sonneries
La docteure Chantal Laroche, audiologiste à l'Université d'Ottawa, est spécialiste des nuisances sonores. Récemment, elle a témoigné à titre d'experte pour le recours collectif des résidents des Laurentides opposés au bruit des motoneiges, dans le parc linéaire du Petit Train du Nord.
À sa connaissance, aucun chercheur ne s'est penché sur les inconvénients sonores liés au cellulaire. Mais selon elle, il ne fait aucun doute que l'appareil est une source de pollution pour les oreilles, particulièrement en raison de la multiplication de ce type de téléphone.
«Leurs niveaux sonores ne sont pas tellement élevés, mais entendre autant de sonneries, de musiques et de tonalités provoque des réactions d'intolérance. C'est aussi un élément de stress, notamment à cause de la fréquence et de l'omniprésence de ces bruits», estime-t-elle.
Si l'audiologiste reconnaît l'utilité de la technologie, elle constate cependant qu'en Amérique du Nord, la population accueille trop facilement les bruits de toutes sortes, sans se soucier des effets pour l'entourage. Et, comme dans le cas des motoneiges, lorsque les gens réagissent, il peut se révéler difficile de faire marche arrière. «On brandit l'argument des impacts économiques relatifs à une interdiction et là, ça peut devenir plus compliqué», dit-elle.
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Les insolences d'un cellulaire
La Camaro des années 2000

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